‹ L'évolution de la morale; leçons professées pendant l'hiver de 1885-1886Chapitre 206 sur 375 · Ibid., V · texte numérisé non relu

Ibid., V

ô. Loc. cit., liv. III, V. 17.

Le timon de cette société cristallisée est mis entre les mains d'un monarque, devant qui tout doit fléchir : « L'homme qui, dans son égarement, lui témoigne de la haine, doit périr infailliblement ; car sur-le-champ le roi s'occupe des moyens de le perdre 4. »

« Pour aider le roi dans ses fonctions, le Seigneur produisit dès le principe le génie du châtiment... son propre fils *. »

« Le Châtiment gouverne le genre humain, le Châtiment le protège ; le Châtiment veille pendant que tout dort ; le Châtiment est la justice 3. »

Mais il est bien entendu que ce tout-puissant et toutpunissant monarque acceptera la direction spirituelle des oints du Seigneur.

« Après s'être levé â l'aube, le roi doit témoigner son respect aux brahmanes 4 ;

» Il doit les vénérer, les prendre pour exemple 5. Il doit délibérer avec eux 6. »

Le roi doit surtout donner beaucoup aux brahmanes : « Le don fait à un homme, qui n'est point brahmane, n'a qu'un mérite ordinaire ; il en a deux fois autant, s'il est offert à un homme qui se dit brahmane ; à un brahmane avancé dans l'étude des Védas il est cent mille fois plus méritoire ; fait â un théologien consommé, il est infini 7. »

Ces pieux personnages sont très friands d'argent. Quand un brahmane trouve un trésor enfoui, il peut se l'approprier

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