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cide ; parfois même la mère infanticide était brûlée vive (1480).
L'amour contre nature, pour lequel l'antiquité avait eu des trésors d'indulgence, fut, chez les Germains châtié avec fureur : par le feu, l'enfouissement, etc.
Le statut de Henri VIII déclare ce crime félonie et le punit de la potence, comme tous les crimes placés sous cette rubrique. En Espagne, vers 1500, l'inquisition s'en attribua la connaissance et les autodafés en firent justice. En France aussi, encore en 1750, deux coupables de ce méfait furent brûlés vifs en place de Grève,
Pour les crimes de lèse-majesté, la responsabilité collective, justice sauvage par excellence, fut conservée en France jusqu'au siècle dernier : en 1594, les père et mère de Jean Chàtel durent assister à son supplice. En 1610, les parents de Ravaillac furent bannis et aussi, en 1757, ceux de Damiens.
Les peines étaient en général féroces ; c'étaient l'amputation du nez, des oreilles, des lèvres, de la langue, le pilori, la pendaison, la décollation, la roue, le bûcher, l'écartèlement. A Lille , au xiue siècle, c'était un parent du condamné, qui lui devait trancher la tête. Le bourreau n'intervenait qu'à son défaut 2.
Les faux monnayeurs étaient bouillis dans l'huile. Pour le crime de haute trahison, on ouvrait le ventre, on en arrachait les entrailles et on les brûlait. Souvent le corps était dépecé en quartiers, que l'on exposait aux portes des villes ; la tête était aussi exposée dans une cage de fer 3.
Les prisons étaient horribles ; les détenus y étaient chargés de chaînes énormes, de colliers de fer ; on ne leur devait que le pain et l'eau3. Parfois, on les enfermait dans des cages de fer, trop petites, à la Louis XI.