CiaYÎgero, HisL de Mexico
Lk MORALE BARBARE. 247
lait le bien de son pupille. On était même sévèrement puni pour avoir dépensé en prodigue son patrimoine (Clavigero) . La propriété était quelque chose de sacré.
L'homicide, même d'un esclave, était puni de mort, de la décapitation.
La caste des esclaves s'alimentait aux dépens des captifs pris à la guerre et épargnés; les criminels, les individus incapables d'acquitter leurs (axes,quiétaienténormes, étaient aussi réduits en servitude; enfin les enfants étaient souvent vendus par leurs pères. L'esclave était d'ailleurs doucement traité au Mexique; il pouvait avoir une famille, posséder d'autres esclaves : ses enfants étaient libres ^
Pourtant l'esclave incorrigible pouvait être vendu et même vendu pour les sacrifices.
Si une femme esclave, rendue grosse par un homme libre, mourait des suites de son accouchement, le père de l'enfant devenait esclave du propriétaire de la femmes On le rendait responsable du dommage pécuniaire causé.
Le cannibalisme n'était plus dans les mœurs civiles, mais la religion l'avait pieusement conservé : jamais dieux ne furent plus avides de chair humaine que ceux des anciens Mexicains, surtout que leur dieu de la guerre, le farouche Huitzlilipotchli. En 1446, lors delà dédicace du grand temple de ce dieu à Mexico, 70000 captifs furent égorgés.
Montézuma disait qu'il respectait l'indépendance de la République de Tlascala uniquement afin de guerroyer avec elle pour s'y approvisionner de victimes^ Se procurer des captifs pour fournir aux hécatombes religieuses était en effet le grand but des expéditions guerrières au Mexique. On y procédait d'ailleurs ouvertement et loyalement. On déclarait