G. Leroy, Lettres 8ur les animaux, p
A. homanes, Évolution mentale des animaux, p. 21i. 5. Franklin, Vie des animaux, t. 1, p. *iil.
RougeSy qui sont mal domestiqués, ne connaissent pas non plus l'aboiement, mais ils le peuvent acquérir, comme le fit un des leurs né à Londres *.
La « bouche » de nos chevaux est aussi un résultat de la domestication. A. Knight se plaignait de n'en pouvoir donner aux chevaux de Norvège, fort dociles pour tan t, mais accoutumés à être conduits à la voix '.
L'évêqueHeberaconnu dans l'Inde un gentleman, M. Troill, qu'une hyène tachetée suivait par les rues, comme l'aurait pu faire un chien ^
Nos chiens domestiques adultes vivent tranquillement et honnêtement dans nos basses-cours sans songer même à commettre des méfaits ; mais les chiens des sauvages, ceux de la Terre de Feu, de la Patagonie, d'Australie, etc., attaquent nécessairement les volailles, les moutons, les porcs, elc*.
Ils en sont encore à la demi-sauvagerie, fort éloignée de la mansuétude de notre chien civilisé, qui est devenu non seulement l'ami, mais l'adorateur de l'homme, un anthropolâtre, justifiant souvent le dire d'un vieil auteur cité par Darwin : « Le chien est le seul être sur la terre, qui nous aime plus que lui-même. »
Il y a plus encore, et cela importe davantage à l'étude que nous avons à faire dans ce cours ; l'homme peut non seulement doler le chien de sentiments nouveaux, d'habitudes qui lui étaient étrangères, il a en outre réussi à créer, chez lui, de véritables instincts artificiels, des penchants tout spéciaux, ne pouvant être utiles qu'au maître et pourtant transmissibles par l'hérédité, comme les instincts naturels.
C'est qu'entre les uns et les autres il n'y a pas de diffé-