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chemins de fer garantis par l'État^ 600 000 000 étaient placés à l'étranger.
L'accroissement rapide de la Dette publique pendant les dernières années a été naturellement amené par la guerre avec le Japon, qui, outre les dépenses militaires ordinaires, a coûté plus de 2 milliards 1/4 de roubles. Les dépenses militaires extraordinaires ont, en effet, atteint les chiffres suivants :
Année 1904 676 700 000 roubles.
Total 2 256 100 000 roubles.
La guerre russo-japonaise a donc entraîné pour la Russie une dépense annuelle permanente de plus de iOO millions de roubles, sous forme d'intérêts des frais de guerre.
Pendant les années 1892 à 1901, la Russie, comme on l'a dit tout à l'heure, empruntait annuellement 174 millions en moj-enne, et comme depuis lors les dépenses ordinaires se sont accrues plus rapidement que les recettes ordinaires, il ne serait pas exagéré d'estimer que la somme que la Russie a dû emprunter annuellement depuis cette époque, dépasse 300 millions de roubles, ce qui forme un total respectable, en supposant naturellement que les facteurs de ce calcul ne subissent pas de changements essentiels.
Si cependant les mauvaises récoltes, qui se sont répétées annuellement pendant la période qui a précédé immédiatement 1908, venaient à cesser, le budget se trouverait allégé des dépenses occasionnées par la famine, mais il faudrait encore que les impôts affluent en plus grande quantité qu'aupara-
vant : deux circonstances qui peuvent correspondre à une plus-value de quelques centaines de raillions au crédit.
Les difficultés financières de la Russie subsisteront tant qu'elle suivra les mêmes errements économiques, comme on peut s'en rendre compte en examinant les balances internationales.
L^actif se compose presque exclusivement de l'excédent de l'exportation sur l'importation, tandis que le passif comprend les annuités des emprunts extérieurs, l'intérêt du capital étranger placé dans les entreprises russes, les dépenses russes à l'étranger, ainsi que l'achat à l'étranger de la plus grande partie du matériel de guerre pour l'armée et la flotte et les frais des expéditions de cette dernière dans les eaux étrangères.
Mais, étant donné que les céréales forment la partie dominante de toute l'exportation russe, il en résulte que non seulement l'exportation dépend essentiellement du résultat de la récolte de l'année, mais aussi que les difficultés résultant pour l'État des exigences étrangères se trouvent notablement diminuées par une bonne année qui augmente l'avoir des exportateurs russes à l'extérieur, et fournit en même temps à la Banque de l'Empire russe et au ministre des finances l'occasion de racheter leurs valeurs étrangères avec du papier russe.
Suivant Schwanebach, de 4893 à 1897, le commerce extérieur de l'Empire a donné un excédent de 142 millions en moyenne, et la somme de tous les paiements
faits à l'étranger atteignait, durant la même période,
environ 260 millions par an :
Roubles
Annuités des emprunts extérieurs 170 millions.
Intérêt du capital étranger placé dans les entreprises russes 12 —
Dépenses faites par les Russes à l'étranger. . 60 —
Commandes de l'État, également à l'étranger. 16 —
La balance internationale présentait donc, pour cette période, un déficit annuel de 118 millions de roubles.
Après cette période, le commerce russe a donné les résultats suivants :
Années.
Importations.
roubles