HO TAS OS
2. Cas du wagon-km. et des transports de groupage, qui ne sont que des «sacrifices faits par les réseaux aux nécessités de la concurrence routière ». 3. Pendant les périodes de stabilité à peu près complète des prix des tarifs généraux (1928 à 1932) le produit moyen de l’unité de trafic a baissé chaque année en moyenne de : . 1,4 % pour lat.-km. 1,6% pour le v.-km.
Section I Publicité
Dès lors, les chemins de fer s’ingénièrent à porter de plus en plus vivement et clairement à la connaissance des usagers, les avantages qu'ils étaient à même de leur
offrir. Ce fut là l’œuvre : | | Des Bureaux de Renseignements.
- Des Services de Publicité.
Des Services Commerciaux.
Afin d'éviter aux voyageurs les ennuis de la préparation de voyages souvent très complexes, les réseaux ont créé des bureaux de renseignements, chargés de faire savoir et d'expliquer à chacun de ces voyageurs ce que celui-ci serait obligé d’apprendre péniblement dans une multitude d'indicateurs. |
Ces bureaux de renseignements, en effet, répondent non seulement aux questions ayant trait aux conditions de transport ferroviaire : itinéraire, horaire, tarif, etc.., mais encore aux questions touchant aux correspondances du rail avec les autres modes de transport — transport maritime, aérien, automobile — le BESIQUÉCON et enfin à tout ce qui touche au tourisme.
Aussi sont-ils fort appréciés. Pour la seule année 1938 et sur le P.L.M. seulement, 8 millions de voyageurs s’y adressèrent.
Beaucoup d’entre eux y étaient peut-être conduits par les services de publicité qui reçurent la charge de créer des usagers du rail en montrant au public les avantages des transports par fer,
Et ceci, pour le trafic voyageur, par :
L'édition de documents destinés à mettre en valeur les services des chemins de fer et de dépliants spéciaux de « publicité dirigée » conçus de façon à provoquer ou à développer les courants de trafic interprovinciaux.
La publication périodique de revues telles que « Rails de France » et « Voyages ».
La vente de guides régionaux.
L'insertion dans la presse, de clichés faisant connaître les différentes réductions tarifaires, l'exactitude le confort, la vitesse des trains et l’avantage du trafic dirigé.
L'émission radiophonique, la participation aux foires et expositions, la circulation de trains-expositions etc... 1
Pour le trafic marchandise, une toute aussi active propagande fut mise en œuvre, par les mêmes moyens. Elle avait principalement pour but, de présenter clairement les nouveaux avantages des barêmes de tarif et des containers, elle s’efforçait surtout de développer la production agricole des régions traversées par les chemins de fer, afin d'accroître le trafic de ceux-ci. Dans ce but, de nombreuses conférences et démonstrations furent faites pour indiquer aux agriculteurs ce qu'ils devaient, et comment ils devaient produire, afin de trouver des débouchés nouveaux. Le P.L.M. alla même jusqu’à créer une Station d’Amélioration des Plantes de Grande Culture, qui distribua des semences et des plants.
Ces services de publicité exercèrent également leurs efforts à l'étranger, par l'intermédiaire principal du
1. En 1939, trois trains furent spécialement aménagés pour mettre en
valeur les sports d’hiver et l’intérêt touristique de « l’Afrique du Nord », êt montrer tout l'intérêt de la question des «emballages ».
Centre National d'Expansion du Tourisme, ou en intervenant directement, chaque fois qu'il était possible, dans la signature des accords commerciaux.
A l'intérieur de certaines nations, particulièrement intéressantes : Etats-Unis d'Amérique, Angleterre, Suisse, la prospection directe de la clientèle fut tentée. Par elle on s’efforça d’amorcer des trafics nouveaux ou d'améliorer des courants déjà existants.
C'est d’ailleurs par un semblable système de prospection, que les Services commerciaux des chemins de fer, intervinrent activement en France auprès de ceux qui étaient intéressés, ou susceptibles de l’être, par la question des transports. 2
Des démarcheurs visitèrent les industriels et commerçants, pour s’enquérir de leurs programmes de transport et leur signaler comment les chemins de fer pourraient les réaliser. ;
En 1939, année où le budget de publicité de la S.N.C.F. atteignait 12 millions de francs, la S.N.C.F. fit précéder cette étude commerciale d’une étude économique très poussée du pays!. Les inspecteurs du trafic qui en avaient la charge, devaient ainsi être à même de fixer les limites du cadre dans lequel devaient travailler, pour être efficaces, les inspecteurs commerciaux.
Enfin, le nombre de ces derniers fut. augmenté « de façon, explique le rapport, à ce que chacun puisse entrer effectivement en contact avec la clientèle de sa circonscription, connaître ses besoins, surveiller son trafic et intervenir en temps utile pos l’orienter vers ee chemins de fer ».
1. La S.N.C.F. participa par là à la politique économique de notre pays, principalement en ce qui touche la politique d’exportation.
Ainsi nous avons exposé comment à l’intérieur de chacun des trois grands services des chemins de fer, des efforts persévérants furent faits au cours des ces 15 dernières années, dans le but d'améliorer la qualité des transports. Nous avons indiqué également les économies de dépenses qui avaient été obtenues là. Et cependant, comme nous le rémarquions tout au début, les bilans financiers des réseaux ne se sont pas améliorés. L’ensemble des heureux résultas particuliers obtenus s’est évanoui au contraire dans la somme des déficits.
Durant la période de 1921 à 1937, ceux-ci se sont en effet élevés à :
Nord Est P.L.M. BP.0.: Midi Etat A:L. Total