centimes
soit, si le chiffre de 1913 est de 100 :
F) Or, le prix de vente moyen n’a pas été augmenté dans de telles proportions:
pour le voy.-km. taxé, impôt non compris, il a été de :
pour la t.-km. taxée, aux mêmes dates, il s’est abaissé finalement à :
Et finalement, la diminution du trafic, l'augmentation non proportionnelle des prix de vente et du produit
1. A cette augmentation du prix de l’heure de main-d'œuvre, il faut ajouter l’augmentation de la somme des pensions que les réseaux doivent payer aux agents retraités, Cette somme s’est élevée :
en 1920 1925 1930 1935 1939 à 41936 348 1:193 1.602 1.940 millions 2. Charges annuelles des capitaux investis par les réseaux (en millions) : ; 1925 1930 1933 1935 2.201 . 3.167 3.397 3.473
moyen de l’unité taxée, ont fait que les recettes ne se sont pas accrues proportionnellement aux dépenses. Ainsi, sur le P.L.M. les recettes annuelles en millions
ayant été de :
EDR ANS bee 1920 1030 1932 1934 1935 1936 Pour les voyageurs ....... . 236 280 220 202 193 199
Pour les.marchandises ...... 537 739 569 490 440 444
elles n’ont présenté par rapport à 1913, qu'une augmentation de : :
Voyageurs: .... 25% 48% 17% 1% 2% 6% Marchandises .. 34% 84% 34,8% 22,5% 10,2% 11,5%
Ainsi, sur l’Est, l’accroissement de ces mêmes recettes n’a qu’atteint les chiffres de :
voyageurs: 1913 4925 1930: ©1935 100 229 2322 3855 marchandises : 1913 1925 1930 = 4935 100 383 550 430
Ainsi, sur la S.N.C.F. les recettes classées par catégories, n'ont que présenté les plus-values suivantes : (montant des recettes en milliards).
Voyageur de 1re classe 0, 190 0,166 0,151 0, 180 0, 150 Voyageur de 2e classe 0, 575 0,531 0,504 0,630 0, 705 voyageur de 3° classe 2,052 1,994 2, 049 2, 596 3, 224
marchandises en P.V. 6,473 5,660 - 7,642 7,229 8,408 marchandises en G.V. 1,156 1,100 AIS 236 1, 460 Est-ce dire que la nouvelle technique ferroviaire s’est révélée inopérante ? 5 Il ne faudrait pas le croire, car si elle n’a pas pu en rai-
1. A dater de 1936, il s’agit de « charges complètes » et « d’expéditions de détail ».et non plus de marchandises P.V. ou G.V.
son des circonstances étrangères aux chemins de fer1, supprimer la situation déficitaire de ceux-ci, elle l’a du moins atténuée. ;
Pour s’en rendre compte, il suffirait d'appliquer à chacun des éléments des recettes et des dépenses ferroviaires de 1913 les prix de 1937. Si en effet, on multipliait les produits du voy.-km. et de la t.-km. et les prix de la tonne de combustible, de la tonne de matières diverses destinées à l’entretien, de l’heure de main-d’œuvre et du coût des charges des capitaux investis — par les coefficients respectifs que nous avons indiqués, il. apparaîtrait que le bénéfice net de l’exploitation qui avait atteint en 1913 : 7 millions, soit 2,3% des recettes, se serait transformé en 1937, en une perte nette de 1.123 millions, soit 70% des recettes. À
C’est là une preuve concluante de l'efficacité de la nouvelle technique sur la réduction du déficit des che-
mins de fer.
Il ne faut pas d’ailleurs s’attacher par trop à cette
question du déficit. Celui-ci, en effet, aurait pu être comblé, du moins en partie, par le relèvement de certains tarifs applicables aux trafics devant emprunter obligatoirement les voies ferrées (matières pondéreuses, mutilés, etc..). Mais le pays aurait dû alors en supporter le poids.
4. Nous avons déjà parlé de ces circonstances étrangères : dévaluation de la monnaie et hausse des prix d’achat ; réglementation déplorable des moyens de transport et de leur conjugaison ; ralentissement imprévisible
? du rythme de la production et des échanges économiques, etc. Mais, il faut noter encore la politique sociale des derniers gouvernements qui a réduit le nombre des heures de travail hebdomadaires et élevé le taux des salaires, causes d'augmentation importante et brusquée des dépenses de personnel, d'autant plus sensibles aux chemins de fer que le nombre des agents qu’ils emploient est considérable et que, en tant que service public, ils sont étroitement surveillés quant à l’application de ces lois, ce qui n’est pas le cas pour les moyens de transport concurrents. De telles mesures, évidemment, ruinent ou diminuent l’effort des techniciens ferro-
viaires.
M. Lambert-Ribot, délégué général du Comité des Forges de France, remarquait en effet, en 1932, que, si le relèvement des tarifs, pour les marchandises pondéreuses atteignait un taux moyen de 15%, il en résulterait pour la métallurgie, une ssgritenon des charges ‘de 300.000.000 de francs par an.
Ce qu’il faut, les chemins de fer sont un service public, c’est plutôt juger des avantages de la nouvelle technique par les conséquences qu’elle a eu sur l’économie du pays. Et ces conséquences se mesurent d’abord aux avantages particuliers offerts, comme nous l’avons vu en détails et ensuite aux avantages et charges que l’exploitation. des chemins de fer a apporté à la collectivité.
L'Etat frappe d’un impôt les transports par fer d’abord 1. Puis il n’exonére pas de l’impôt sur les titres, alors qu’il le fait pour des catégories de plus en plus nombreuses de services publics, les titres des grands réseaux. Enfin, il exige de ceux-ci un certain nombre de prestations (transport des administrations publiques, etc.) et il leur impose d’assurer à bas prix des transports d'ordre social (familles nombreuses, mutilés) etc.
Les bénéfices que l'Etat a recueillis à ces différents titres, se sont élevés respectivement de 1921 à 1935 aux chiffres suivants en millions :
1. Nous ne parlons pas des impôts ordinaires dont les chemins de fer
s’acquittent pour un montant qui s’est élevé, par exemple en 1935, à 202 millions.
. Impôts sur Impôts Economies Prestations Années les transports “surlestitres réalisées! diverses ? 1921 à 1928 6.229 2.743, 2 3.840 1.135 1929 2.080 588, 6 773 198,9 1930 1.952 541,5 841 206, 2 1931 1.826 795, 5 902 208. 5 1932 : 1.529 517,1 926 170, 8 1933 : 1.344 580, 3 899 165.8 1934 884 670, 9 929 189, 8 1935 783 719, 8 930 183,7 Total... 16.677 7.156, 9 10.040 2.458, 7 36.332, 6 Fe
Par contre, l'exploitation a laissé à l'Etat certaines charges.
1921-1928 — ...... 4.158, 7 1929 PE re 327,3 :
ï 1930 lo ont 1.281,5 1931 ne ete 2.576,2 1932 et Eur de 3.580, 3 1933 TE 3.849, 4 1934 LrrEe 3.419, 2 1935 nee 3.831,9 Totale 2er 22 22.369,9
C’est ainsi que celui-ci a dû absorber les insuffisances suivantes de 1921 à 1935: :
Mais, ces charges sont bien inférieures aux bénéfices procurés. En effet, de la comparaison de ces deux tableaux, il ressort, que les avantages qu'ont procurés les chemins de fer à la nation, se sont élevés à :