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LES FORCES MANIFESTÉES PAR LES ÊTRES VIVANTS

n'interviennent que sous l'influence d'excitants spéciaux, lorsque l'être vivant est obligé d'effectuer rapidement un effort considérable. A l'état normal, les forces qu'il manifeste ont surtout pour origine les énergies chimiques provenant des aliments.

Ces derniers peuvent être très variés, mais se ramènent, comme on le sait, à trois catégories :

i'^ Des albuminoïdes (blanc d'œuf, chair animale, etc.) ; 2<* des hydrates de carbone (amidon, sucre, etc.); 3"" des graisses (corps gras variés). Il faut ajouter à cette énumération l'oxygène de l'air absorbé par la respiration et nécessaire pour déplacer les énergies des composés chimiques introduits dans Torganisme^ en se combinant avec eux.

On évalue parfois la valeur des aliments en les brûlant dans un calorimètre et mesurant les calories aikisi produites. Ce procédé assez barbare conduirait à considérer la houille ou le pétrole comme des aliments précieux, puisqu'ils dégagent par leur combustion beaucoup de calories. Un kilogramme de houille engendre, en effet, 8.000 calories» alors qu'un adulte n'en utilise que 2.500 par jour environ. Gomme le dit le professeur Ghauveau, « il faut renoncer à chercher la valeur nutritive des aliments dans leur chaleur de combustion. La théorie de l'aliment et de l'alimentation ne peut plus être présentée sous cette forme simpliste ».

Tous les aliments, produisent de la chaleur ; mais cette chaleur étant le dernier terme des mutations énergétiques de l'organisme, et non le premier, il est évident que ce n'est pas elle qui peut engendrer les forces vitales. Son rôle paraît être uniquement de mettre les éléments de l'organisme dans les conditions nécessaires à leur fonctionnement. G'est un point que Dastre a mis depuis longtemps en évidence.

Quand tous les aliments ont cédé leur énergie à l'organisme, ils sont rejetés au dehors sous des

formes diverses : eau, acide carbonique, urée, etc., privés d'énergie utilisable.

On voit, en résumé, que les forces vitales sont entretenues par les forces chimiques dérivées des aliments, les secondes sont les soutiens des premières.

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