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LES PRINCIPES DE LA THERMODYNAMIQUE

La thermodynamique et la mécanique énergétique, qui n'en est que l'extension, reposent sur les trois principes : 1® de la conservation de l'énergie ; 2® de sa distribution ou principe de Carnot; et, 3^ de la moindre action.

Le premier, déjà indiqué plus haut, s'est formulé d'abord de la façon suivante : La quantité d'énergie contenue dans l'univers est invariable. Généralisant, un peu moins aujourd'hui, on se borne à dire que dans un système isolé la somme de l'énergie visible et de Ténergie potentielle est constante. Sous celte forme le principe reste évidemment inattaquable parce

que Ténergie potentielle n'étant pas mesurable, dans tous les cas, on peut toujours lui attribuer la valeur nécessaire pour que la relation soit satisfaite.

Le second principe de la thermodynamique, pu principe de Carnot, devenu fort compliqué, parce qu'on y fait entrer des choses très diverses sous une forme purement mathématique, est cependant contenu tout entier dans l'énoncé suivant, donaé autrefois par Giausius :

De la chaleur ne saurait passer sans travail d'ua * corps froid sur uneorps chaud.

Généralisant, on dit maintenant : Le transport de V énergie ne peut se faire que par une chute de tension. Gela signifie que l'énergie se dirige toujours du point où sa tension est la plus élevée vers celui où elle est la plus basse.

L'importance du principe de Carnot réside justement dans cette généralisation. Il ne s'applique pas seulement à la chaleur, mais à tous les modes connus d'énergie : calorifique, thermique, électrique ou autres.

Ce passage de l'énergie du point où sa tension est la plus élevée à celui où elle est la plus basse, peut se comparer à l'écoulement d'un liquide contenu dans un vase communiquant par un tube avec un autre situé à un niveau inférieur. Il est également comparable à l'écoulement de l'eau d'un fleuve vers la mer.

La chaleur va d'un corps chaud à un corps froid, et jamais d'un corps froid à un corps chaud, par une loi analogue à celle qui oblige les fleuves à descendre vers la mer et les empêche de remonter leur cours. Dire que les fleuves s'écoulent vers la mer, sans pouvoir remonter à leur source, est une simple traduction du principe de Carnot.

Exprimé de cette façon, il apparaît comme évident. Carnot l'avait formulé presque aussi simplement, et cependant les physiciens ont mis plus de vingt-cinq

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