‹ L'évolution des forcesChapitre 30 sur 116 · L'ÉNERQIC INTRA-ATOMIQUE COMME SOURCE . DES FORCES DE UUNIVERS · texte numérisé non relu

L'ÉNERQIC INTRA-ATOMIQUE COMME SOURCE . DES FORCES DE UUNIVERS

Les lecteurs de notre dernier ouvrage savent comment nous avons cherché à faire disparaître la grande dualité qui précède en montrant que la matière, loin de ne pouvoir restituer que l'énergie empruntée au dehors, est, au contraire, un colossal réservoir de forces. Elle n'est même qu'une -forme particulière d'énergie, caractérisée par sa fixité relative et sa concentration, en quantité immense sous un faible volume. L'énergie accumulée dans 1 gramme de métal en représente autajit que 3 milliards environ de kilogrammes de charbon, d'une valeur marchande de près de 70.000 francs. Nous avons enfin montré cette énergie intra- atomique source de la chaleur solaire, de l'électricité et de la plupart des forces de l'univers.

L'énergie intra-atomique est d'ailleurs très stable, autrement le monde se serait évanoui depuis longtemps. Elle est même si stable que les chimistes avaient considéré l'agrégat d'énergie nommé matière comme absolument indestructible.

Nous avons appris aujourd'hui à dissocier la matière , mais seulement des quantités extrêmement faibles. Il est cependant permis d'espérer que la science de l'avenir trouvera le moyen de la désagréger plus complètement. Elle aura alors à sa disposition une source immense de forces. J'ai montré dans mon précédent ouvrage que , par des moyens fort simples, on pouvait obliger des corps très stables à devenir, à surface égale, quarante fois plus radio-actifs que des substances spontanément dissociables, telles que l'uranium.

L'élude de l'énergie intra-atomique, encore à ses

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débuts, nous a fait pénétrer dans. un monde entièrement nouveau, où ne sont plus applicables les anciennes lois de la chimie et de la physique. Une des différences importantes est la suivante.

Dans le maniement des énergies intra-moléculaires, on ne peut retirer d'un système matériel isolé qu'une quantité d'énergie tout, au plus égale et jamais supérieure à celle d'abord fournie. Dans les manifestations de l'énergie intra-atomique^ le contraire s'observe. La matière libère spontanément de grandes quantités d'énergie, soit sans aucun apport du dehors, comme on l'observe avec les corps très radio-actifs, tels que l'uranium et le radium, soit par des influences aussi faibles qu'un rayon de lumière. Avec une quantité d'énergie très minime, on peut donc en produire une quantité considérable, contrairement à des principes considérés comme indestructibles.

En recherchant dans notre précédent ouvragé Jes causes die la chaleur solaire et de l'incandescence des astres qui rayonnent dans la nuit, j'ai montré qu'une énergie intra-atomique plus grande qu'elle ne l'est sur les. globes refroidis devait suffire à l'ientretien de leur température.

Etudiant ensuite les propriétés des émissions qui se dégagent des pôles isolés d'une machine électrique, j'ai montré leur identité avec les produits de la dissociation des corps radio-actifs. L'électricité pouvait donc être considérée comme une des manifestations de l'énergie intra-atpmiquç.

Et c'est ainsi que son rôle, si insoupçonné il y a quelques années dans le^ phénomènes naturels, m'est apparu comme tout à fait prépondérant'.

Notre soleil, dans la phase du monde où il est entré, ne fait que dépenser les énergies accumulée? pjar ses atomes pendant une phase de concentration antérieure.

Cette dissociation de la provision d'énergiç intra-

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atomique coticentrée dans, la matière dès le commencement des choses, explique trorigine des forces de l'univers. Aux époques lointaines du cliaoë de notre système solaire, dont les nébuleuses montrent une confuse image, Téther s*est lentement condensé. Ses tourbillons localisés, formant probablement les éléments primitifs de la matière, ont accumulé par la vitesse croissante de leur rotation Ténergie intraatomique dont nous constatons Texistence. A la phase de condensation a succédé plus tard une phase de dissociation. Notre univers est entré dans un nouveau cycle, l'énergie lentement accumulée dans Tatome a commencé de se dégager par suite de sa dissociation. La chaleur solaire, d'où dérivent la plupart des énergies que nous utilisons, représente une des plus importantes manifestations de cette dissociation.

Bien que la provision d'énergie intra-atomique de la matière soit immense, elle n'est pas infinie, et, par conséquent, son émission ne pourra continuer toujours. Les planètes entourant les astres incandescents se sont refroidies parce qu'elle s'est réduite. Le soleil, lui aussi, subira la même loi. Quand son énergie intra-atomique aura été dissipée, il cessera d'éclairer les planètes et la terre deviendra inhabitable, à moins que la science ne trouve le moyen de libérer facilement la quantité immense d'énergie intra<^atomique encore contenue dans la matière.

Mais alors même qu'elle y réussirait, l'anéantissement final n'en serait pas moins inévitable, puisque la provision d'énergie intra-atomique est limitée.

Ainsi donc le soleil, générateur de la plupart des énergies terrestres, ne fait que dépenser les forces lentement accumulées par la matière à l'époque où, dans les nuages primitifs d'éther, les atomes emma-

gasijDèrent les énergies qu'ils devaient restituer un jour.

Comment l'énergie intra- atomique, source de la chaleur solaire, de Télectricité et de la plupart des forces de Funivers, peut-elle se dissocier et se perdre ? Nous allons le rechercher maintenant.

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