IV. ASTÉROÏDES
Les Astéroïdes ou Etoiles de mer sont des Échinoder-
mes aplatis dont le disque porte cinq bras ou rayons.
On les divise en deux groupes : les Stellérides et les
Opbiurides.
Stellérides. — Les Stellérides ou Étoiles de mer pro-
ement dites ont les bras non séparés du corps et larges.
r le côté ventral du disque se trouve la bouche d'où
irtent dessillons ambulacraires se prolongeant jusqu'à
ixtrémité des bras. Chaque sillon est limité de chaque
LES ECKINODERHBS
par deux séries de plaques : les plaques du fond, les grandes, sont les plaques ambulacraires, celles du sont les plaques adambulacraires. Dans le disque, il ?s plaques latérales dorsales ou ventrales. Entre les aies et les ambulacraires se trouvent de petites es intermédiaires.
î Étoiles de mer^apparaissent dès les temps géolo- ^s les plus anciens. Dans le cambrien, on trouve le zster, dans le dévonien inférieur V Aspidosoma. toiles de mer paléozoïques se distinguent des espècentes par la disposition des plaques ambulacraires, u lieu de se correspondre sont alternantes comme aques des bras des Crinoides.
s le jurassique se manifeste un rapprochementavec ipèces actuelles. Dans le lias on voit apparaître les :s actuels : Asterias, Solaster, Asfropecten. VAste- Dedongchampsi de l'oxfordien des Vaches-Noires ados) se rapproche beaucoup des Astéries actuel- ^s Goniasler, où les bras sortent à peine du disque, ■aissent dès l'oxfordien et se continuent à travers tacé et le tertiaire jusqu'h l'époque actuelle. •biurides. — Les Ophiurides se distinguent bien des rides. Leurs bras sont mobiles, bien séparés du le central et ne contiennent pas comme ceux des ■rides des prolongements du tube digestif. Le sque-
de ces bras se "compose d'une série de pièces liées analogues à des vertèbres. Le côté ventral nte autour de la bouche des plaques calcaires en irt avec celles des bras, et sur le côté dorsal y avoir aussi de petites ou de grandes plaques.
groupe se divise en deux autres : l" les Opbtui s bras sont simples et ne s'enroulent pas ; 2° 1
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Euryales dont les bras souvent bifurques s'enroulent vers le dessous du disque.
Les Ophiurides, comme les Stellérides, sont représentés dès les couches les plus anciennes. Dans le cambrien, on trouve un Ophiure qu'on a appelé le Protaster. Dans le carbonifère de Tlndiana, on a découvert un Euryale, Onychaster, dont les bras simples sont enroulés. Avec les couches secondaires les Ophiurides deviennent plus nombreux et se rapprochent beaucoup des espèces actuelles : tels sont le genre Aspidura du trias, et le genre Geocoma du jurassique et de la craie. Le Geocoma elegans est commun dans le callovien de la Voulte (Ardèche). On trouve également dans les couches secondaires des genres encore actuellement vivants comme le genre Ophiaceramis.
Origine des Astéroïdes. — Les Stellérides et les Ophiurides sont intimement unis. Les formes paléozoïques se ressemblent beaucoup, et chez les anciens Ophiures, la séparation |des bras et du disque est moins avancée que chez les Ophiurides actuels. Parmi les espèces vivantes, il y a même encore des formes de passage qui attestent la parenté des deux groupes, tel est le finsinga trouvé dans les grandes profondeurs sur les côtes de Norvège.
On peut donc admettre que tous les Astéroïdes ont
une origine commune. Le Palceodisctis ferox du silurien
supérieur d'Angleterre permet de fixer cette origine. Le
corps est pentagonal sans bras séparés, avec des zones
Tibulacraires ressemblant à celles des Étoiles de mer.
itre ces zones se trouvent de nombreuses plaques irré-
ilières correspondant aux plaques intermédiaires des
itéries et qui rappellent aussi les anciens Cystides.
Parmi ceux-ci se trouvent les Agelacrinus, les Edrioaster et les Mesites du silurien qui servent de liens pntre les Cystideset les Astéroïdes. Chez les premiers, le corps se compose d'un plateau supportant une véritable Étoile de mer. Chez le dernier, le contour est pentagonal et présente des zones ambulacraires étroites dont les plaques sont disposées vers l'intérieur comme celles des Étoiles de mer. 11 y a de plus des plaques couvrant à l'extérieur le canal ambulacraire comme chez les Oursins. Mais il faut remarquer que, chez les jeunes Astéries, le canal ambulacraire est d'abord interne pour devenir ensuite externe.
Ces genres de transition qu'on appelle les Cysiastéroîdes montrent assez que les Cystides à plaquçs nombreuses et irrégulièrement disposées sont la souche des Astéroïdes.