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;s Crustacés secondaires et terrdredes Décapodes, c'est-à-dire )ulatoires. Ce grand ordre comirincipales : les Macroures et les :s sont ceux qui ont un long ivisse, la Langouste. Les Braleur abdomen très petit se recourbe et se dissimule sousun grand céphalothorax. Au point de vue de l'évolution des formes les Macroures sont moins différenciés que les Brachyures et par leur corps allongé se rapprochent davantage des Crustacés inférieurs, La paléontologie conduit aux mêmes conclusions. Les Macroures apparaissent les premiers; il y en a déjà quelques-uns dans les formations primaires, ainsi le Palœopaloemon dans le dévonien, Vj4nthracûpaloetnon dans le houiller. Ils prennent un très grand développement dans le trias, le P'o. 117. — />(»?*« s«(r,ï. jurassique et les schistes lithographiques de Solenhofen ; ceux de Cirin dans le département de l'Ain en fournissent de nombreuses espèces. Parmi les plus remarquables se trouvent le genre Pemphix(fig. 1 27). Les Macroures d'eau douce n'apparaissent qu'à la fin ij tertiaire; ils paraissent avoir émigré de l'eau de mer . ans l'eau douce. Telles sont l'Écrevisse (Astacus) et Homelys sorte de Salicoque d'Œningen.
On trouve dans les couches Jurassiques et notamment à Solenhofen un genre remarquable : les Eryons à céphalothorax large et à abdomen raccourci qui forment un passage des Macroures aux Brachyures.
Avec le crétacé supérieur apparaissent les Crabes; ils se continuent à travers le tertiaire et dans le pliocène, dernière division du tertiaire, se trouvent des espèces encore actuellement vivantes.
Rapport avec les espèces actuelles des grandes profondeurs, — Certaines formes qu'on croyait disparues depuis répoque secondaire se retrouvent dans les grands fonds de TOcéan. Les sondages faits par les expéditions du Porcupine, du Challenger, du Talisman, nous ont rendu les antiques Eryons si abondants à Tépoque jurassique. Ils sont représentés avec leur large céphalothorax si caractéristique par les Pentacbeles, les Polycheles, les IVillemœsia. Beaucoup de ces espèces sont aveugles par suite de l'adaptation au milieu tandis que les Eryons ont des yeux.
Évolution des Crustacés, — Les divers groupes de Crustacés se montrent dès les temps primaires, et les Trilobites ne sont pas seuls à se montrer dans le cambrien et le silurien. On ne peut donc pas les regarder comme la forme primitive des Crustacés. La souche primitive de cette classe est donc inconnue. 11 est toutefois naturel d'admettre que les Trilobites, les Eurypterides, les Phyllopodes, les Isopodes ont des ancêtres communs à partir desquels ils ont évolué séparément. C'est la seule hypothèse permettant d'expliquer les a ilogies de ces différents groupes.
Des Eurypterides sont sortis les Limules. Quant j x Décapodes qui ont leurs premiers représentants à Té h
que dévonienne, on ne peut que difficilement les rattacher aux Crustacés inférieurs.
Arachnides, — Le groupe d'Arachnides le plus ancien est celui des Scorpions, Ces animaux sont probablement sortis des Gigantostracés,. car ils présentent dans leur organisation des analogies incontestables avec les Limules. Ils sont abondants dans le houiller et y présentent déjà leurs caractères actuels. En 1884 et 1885, on les a même trouvés simultanément dans le silurien supérieur, de l'île de Gothland, d'Ecosse et en Amérique. Celui de l'île de Gothland, décrit par MM. Thorell et Lindstrôm, est particulièrement remarquable par sa conservation. On Ta appelé Palœophonus nuncius. Les pinces sont puissantes ; il y a un dard venimeux comme chez les Scorpions actuels. On a même reconnu les stigmates de l'animal, ce qui prouve que sa respiration était bien aérienne. Le type Scorpion est donc un type très ancien qui s*est conservé jusqu'à nos jours sans modification notable.
Les Araignées sont beaucoup moins anciennes. On en trouve des empreintes dans les couches tertiaires d'eau douce d'Aix en Provence, d'Œningen en Suisse, de Radoboj en Croatie, et surtout dans l'ambre jaune. Cette résine, aujourd'hui solide, qui provient d'arbres de la famille des Conifères, a englué, alors qu'elle était encore liquide, des Araignées et des Insectes. Ces animaux, préservés du contact de l'air, se présentent actuellement encore dans un état parfait de conservation. Toutes les familles, tous les genres presque, actuellement vivants, se rencontrent ainsi à l'état fossile, en particulier le genre Epéire, qui est si répandu.
Dans les époques prétertiaires, on ne trouve qu'un
seul genre ; c'est la Protolycosa antbracopbila des schistes houillers de Silésie, qui se distingue des Araignées tertiaires et actuelles par un abdomen segmenté.
Insectes. — Premières traces iï Insectes dans le silurien. — Les Insectes renwntent à une très haute antiquité géologique. On en trouve des traces jusque dans le silurien. Ainsi dans le silurien moyen de Jurques (Calvados), on a découvert l'empreinte d'une aile d'Insecte. Cet animal et le Scorpion provenant du silurien supérieur de Gothland sont les deux articulés aériens les plus anciens. La disposition des nervures rapproche l'Insecte de Jurques des Orthoptères, M. Brongniart le rapproche des Blattes et l'a appelé Palocoblattina Dauvillei.
Viennent ensuite les empreintes d ailes trouvées par M. Scudder dans le dévonien du Nouveau-Brunswick. Elles rappellent les ailes des Névroptères, et en particulier des Ephémères. Tel est le Platephemera antiqua relativement gigantesque, car il devait avoir vingt centimètres d'envergure. Tel est encore YHomotbetus fossilis qui semble avoir été un intermédiaire entre les Libellules et les Ephémères actuels.
Insectes carbonifères. — Les Insectes deviennent plus nombreux dans le carbonifère et sont remarquables par leur grande taille. Ils appartiennent presque tous aux ordres des Névroptères et des Orthoptères ou plutôt ils rappellent à la fois ces deux ordres. Les couches houillères de Commentry ont fourni à M. Ch. Brongniart de nombreux débris ; entre autres ils lui ont permis de reconstituer une espèce : le Protopbasma Dumasii qui rappelle les Phasmes. Une espèce, voisine également de Commentry, est le Titanopbasma FayoH qui devait avoir vingtcinq centimètres de long. Chez ces deux espèces, les
Névroptères et le corps rappelle les
ope et d'Amérique renferme aussi rappelant par leurs ailes les Blattes,
type collectif trouvé par Dohm dans che entre eux les deux ordres des ^émiptères; ses ailes, au nombre de leuses, sont des ailes de Libellules, s buccales en forme de lancette foranalogue à celle des Hémiptères.
ib!e provient de Birkenfeld et de
que nous venons d'énumérer, ont des caractères communs. Ils se rapprochent des Orthoptères et des Névroptères, sans toutefois appartenir réellement à l'un ou à l'autre de ces ordres. Ce sont des types collectifs d'où^sont sortis, plus tard, à l'époque mésozoique, les ordres encore actuellement vivants. Ces précurseurs ont été réunis avec un groupe spécial, celui des Palœodictyoptères.
Insectes de l'époque secondaire. — En même tempsque les plantes, se développent à l'époque secondaire beaucoup d'Insectes. Les Orthoptères, les Névroptères, les Hémiptères sont particulièrement nombreux. On réunit ces trois ordres sous le nom de Heterometabola.
Citons d'abord les Orthoptères, On trouve dès le lias les premiers Perce-Oreilles (Baseopsis). Us existent dans ;s marnes de Schambelen (Argovie) où Heer a recueilli ent quarante-trois espèces d'Insectes; les mêmes maries ont livré des Blattes, et ce gi'oupe a peu changé . ïpuis l'époque du lias. Les marnes de Schambelen
contiennent aussi des débris d'y^scbna, Névroptères voisins des Libellules et encore actuellement vivants.
Les schistes lithographiques de Solenhofen ont fourni des Ephémères, des Libellules très bien conservés, et un certain nombre d'Hémiptères, comme de véritables Cigales, des Nèpes et d'autres Punaises d'eau voisines des Belostomes actuelles : le Scarabœides deperditus, d'abord rapporté aux Coléoptères.
Ceux-ci se montrent dès le trias. Ainsi, à Vaduze, on trouve des Charançons (Curculionites prodromtis) ; il y en a surtout à Schambelen dans le lias. Dans la même localité, on trouve des Buprestes, Coléoptères dont les larves vivent enfermées dans le bois, des Lampyres ou Vers Luisants, des Gyrins (Gyrinites)y analogues à ceux qui, à l'époque actuelle, glissent en tournoyant sur Teau, des Hydrophiles (Hydrophililes) et des Carabes (Carabites), Coléoptères carnassiers.
Non seulement on trouve à l'époque secondaire des Insectes à l'état adulte, mais aussi des larves, ce qui montre que déjà, à cette époque reculée, les Insectes possédaient des métamorphoses. La plus ancienne larve jusqu'à présent connue est celle d'un Névroptère (Mormolucoîdes articulatus). Elle est très commune dans le grès rouge triasique du Connecticut.
Insectes tertiaires. — Dans les temps tertiaires apparaissent des ordres d'Insectes jusqu'alors inconnus, les Hyménoptères, les Lépidoptères, les Diptères, réunis sous le nom de Metabola. Ils sont très abondants dans les dépôts d'eau douce comme le gypse d'Aix en Proven les marnes miocènes d'Œningen en Suisse, si bien é diées par Heer, et aussi l'ambre des côtes de Pru: (fig. 128).
Les Hyménoptères sont souvent considérés comme remontant à l'époque secondaire, mais en réalité les empreintes provenant des schistes litliographiques sont très douteuses. Les Hyménoptères à tarière sont représentés dans l'ambre par des Cynips. On a trouvé aussi dans certaines localités, comme à Florissant, des galles.
Les icbneumons se trouvent à CEningen. On rencontre dans les dépôts tertiaires tous les genres d'Hyménoptères à aiguillon. Ainsi les Fourmis sont extrêmement nombreuses et on en a décrit plus de cent espèces.
« (Nivropli
A la surface des feuillets marneux d'Œningen, on trouve rassemblés un grand nombre d'individus, ce qui démontre que, dès le miocène, les Fourmis avaient des habitudes sociales. On a rencontré en particulier sur une même plaque une grande quantité d'ailes de Fourmis; les Fourmis ailées pendant la saison chaude s'envolent en foule pour aller s'accoupler dans les airs, meurent après s'être dépouillées de leurs ailes et tombent au milieu des lacs. Les Guêpes (Fespa, Polisies) se rencontrent dans les dépôts d'eau douce, de même les Abeilles et les Bour-
ms (Apis, Osmia, Bombus) se trouvent dans l'ambre et
Œningen, Radoboj en Croatie, etc.
Les Lépidoptères ou Papillons sont assez rares dans les
;pôts tertiaires, mais leur présence y est cependant in-
discutable. L'une des localités les plus riches sous ce rapport est Aix-en-Provence. C'est là que M. de Saporta trouva le premier Papillon fossile connu; on Va rangé parmi les Satyrides sous le nom de Neorinopsis sepulta. A Œningen on a trouvé des Bombyx; dans l'ambre, un certain nombre de Mites.
Les Diptères sont relativement nombreux. Ainsi dans Tambre il y a un assez grand nombre de Mouches (Musca) et également des Cousins (Culex), Les Taons sont rares.
Une roche calcaire contenant beaucoup d'insectes est le travertin de Sézanne. En moulant avec de l'albâtre finement broyé les cavités nombreuses de ce calcaire, M. Munier-Chalmas a reconstitué une faune et une flore inconnues, des plantes avec leurs fleurs, leurs fruits, leurs graines, des Coléoptères, des Hémiptères, des Diptères, dont les détails les plus délicats sont conservés : trompe, pattes, balanciers.
Un autre calcaire fournissant beaucoup de traces d'Insectes est le calcaire d'eau douce d'Auvergne appelé calcaire à phryganes ou à indusies. Il est formé des étuis tubuleux que se construisent les larves de certains Névroptères, les Phryganes, au moyen de petits fragments cimentés ensemble.
Relations des Insectes et des plantes fossiles. — On sait combien sont étroits, dans la nature actuelle, les liens qui unissent les Insectes et les végétaux. Bien souvent une espèce d'Insecte ne se trouve que sur une plante déterminée. Il n'est donc pas étonnant que les Hyménoptères, les Lépidoptères, beaucoup de Coléoptères n'apparaissent qu'avec les plantes à fleurs, lesquelles ne commencent à se développer qu'au milieu du crétacé.
LBS ARTHROPODES
Heer a cherché à établir les rapports qui existaie l'époque tertiaire entre le monde des Insectes et celu plantes et il est arrivé à présumer le genre de vi ■ certains Insectes tertiaires. Ainsi un Coléoptère d'Œ gen : le Rbyncbites silenus aurait vécu sur une Vign K/'/ts teuionica; un autre Coléoptère, la Cbrysomela lami aurait vécu sur un Roseau : le Phragmiîes a gensis; un Puceron, le Pemphigus bursifer égaler d'Œningen, aurait passé son existence sur le Pop latior, etc.
Evolution des Insectes. — Les données recueillies les Insectes fossiles ont permis d'esquisser leur a généalogique. Les Insectes ont débuté par les PaîiEi tyoptères d'où sont sortis les Nèvroptéres et les Orthopl Un rameau des Orthoptères aurait donné naissance ColèoptéTes et les Hyménoptères seraient issus des vroptères, il en serait de même des Hémiptères. Qj aux Lépidoptères ils proviendraient des Pbryganides ( on trouve déjà quelques traces dans les terrains sd daires. Les Diptères proviendraient des Hémiptères atrophie des ailes postérieures. Telle est l'idée qu fait en particulier Hœckel de l'évolution des Insectes, que les découvertes futures auront peut-être à modi
Myriapodes. — Les Myriapodes débutent dans les rains paléozoiques par des lormes remarquables.
Dès le dévonien on rencontre un genre VArchides; oii les côtés du corps sont élargis en forme de feui Dans le carbonifère on trouve de très grandes espi Ainsi dans le houiller de l'Illinois, M. Scudder a sig un Myriapode gigantesque d'un pied de long : VA //jCTpesfesmi^or. Chaque anneau porte une pairede Ion pattes; en outre le corps est couvert de longues éf
bifurquées. Outre les stigmates, la face ventrale présente d'autres ouvertures, en forme d'entonnoir, qu'on regarde comme des ouvertures branchiales. D'après M. Scudder, cet animal devait pouvoir nager à Taide de ses membres foliacés.
Une autre espèce également munie de piquants est VEuphoberia armigera. Ici les épines n'ont qu'une seule pointe.
Dans le houiller de Tlllinois se trouve encore un autre Myriapode n'ayant également qu'une paire de pattes par anneau. C'est le Palœocampa anthrax qui a 3 ou 4 centimètres de long. Il est remarquable par de grands tubercules disposés sur sa face supérieure en séries longitudinales et portant des touffes de longues aiguilles. Cette disposition Ta même fait prendre d'abord pour une chenille.
Des formes plus voisines des Millepattes actuels sont les Archiulus et les Xylobius recueillis à la Nouvelle- Ecosse dans les troncs de Sigillaires, où ils allaient sans doute chercher leur nourriture et un abri.
Les Iules et les Scolopendres qui vivent encore aujourd'hui se rencontrent déjà en assez grand nombre dans Tambre et dans le gypse d'Aix. Ces formes remontent donc à l'époque tertiaire. Heer a même trouvé un Iule (lulopsis creiacea) dans le crétacé du Groenland. Les Iules ont, comme on sait, deux paires de pattes par anneau, tandis que les Scolopendres n'en ont qu'une.
Les Myriapodes sont comme on le voit très anciens et leurs types primitifs comme ÏÂcantberpestes major se probablement sortis de formes aquatiques étroiteme alliées aux Crustacés primitifs.
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