‹ L'evolution des formes animales avant l'apparition de l'hommeChapitre 6 sur 56 · FORMES DE PASSAGE I · texte numérisé non relu

FORMES DE PASSAGE I

Cela nous montre qu'il n'y a pas eu transformation brusque, qu'il y a eu véritablement évolution lente dans le changement des faunes, notion importante encore corroborée par ce fait que toutes les formes fossiles peuvent entrer facilement dans les cadres de nos classifications zoologiques. Depuis les périodes géologiques les plus anciennes, pas un de ces types fondamentaux reconnus par Cuvier et qui ont servi à établir les embranchements et les sous-embranchements du règne animal, n'est venu s'adjoindre aux types actuels.

Formes de passage, — Un autre fait qui vient à l'appui de la théorie de l'évolution, c'est l'existence dans les couches géologiques de formes de passage faisant transition d'un groupe à un autre. Elles attestent la parenté des deux groupes. Par exemple, il existe toute une série de genres qui relient les groupes aujourd'hui séparés des Tapirs et des Chevaux. Quand on considère les membres on a toutes les gradations depuis les pattes à trois doigts du Palaeotherium (fig. i), jusqu'à celle à un doigt unique du Cheval (fig. 2 et 3) ; le doigt médian prend un développement de plus en plus grand, tandis que les doigts latéraux s'atrophient. Ils ne touchent plus le sol chez VHipparion (fig. 2 et 3) et ne sont plus représentés chez le Cheval que par deux stylets grêles cachés sous la peau. Nous trouvons ici l'action des conditions d'existence, de l'usage et du non-usage des parties de l'organisme. C'est là qu'il faut chercher l'explication des organes rudimentaires, et en particulier celle des modifications des

embres et des dents chez les Ongulés, comme le fait

pe, en suivant les traces de Lamarck .

Les Reptiles nous fournissent, comme on le verra plus

rd, de nombreuses formes de transition qui les unis-

sent aux Batraciens, qui relient entre eux leurs différents groupes, ou qui les rattachent aux Oiseaux. Ceux-ci ont avec les Reptiles des rapports de parenté ; ils en sont dérivés comme le montre tout particulièrement i'Ârcbaeo-

ffery^rde Solenhofen. Cet animal avait des^dents; les ailes étaient terminées par des doigts armés de griffes; sa longue queue de Lézard était couverte de plumes. Ces formes de passage n'existent pas seulement chez

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