‹ L'évolution des idées chez quelques-uns de nos contemporainsChapitre 10 sur 36 · I. A Prévost-Paradol. — Paris, 20 mars · texte numérisé non relu

I. A Prévost-Paradol. — Paris, 20 mars

a. A M'i« Virginie Taine. — Nevers, 29 octobre i85i.

rends visite; mais, franchement, je suî seul *. » — « Je n'ai le désir de voir ai mes collègues '. m On excuse celte mis pie, tellement on en comprend bien les Qu'importent à Taine tous ces gens qui n pas pour la vérité philosophique, qui se ■■ peu des idées et qui le considéreraient lu s'ils le pénétraient, comme une espèce dt que?

Rien n'est plus amusant, et plus logiqi leurs que l'attitude de notre philosoph gard de la politique. En 1849, il est a voter. Il constate qu'il a insuffisammen l'étal actuel de la France pour savoir qi vernement lui convient et que, d'autre connaît trop mal les candidats pour di bon escient quel est le plus digne. 11 :

« La passion ne peut, à défaut de la rai:

pousser vers aucun des deux partis. C tu sais que je ne fais rien par passion. I je te déclare que les deux partis me révt medégoûtent. lime semble voirun tas de blés idiots, ivres et furieux, qui remuent

pelle et se jeKent les uns aux autres les mensonges et les ordures *. » Il se juge donc « incapable de voter 2 ». Prévost-Paradol, le destinataire de cette épître, dut entrer dans une incomparable colère quand il la lut !... Mais son ami lui réservait de pires sujets d'indignation : au coup d'Etat 3, il n'imita point la conduite de Vacherot, de Jules Simon et de plusieurs de ses maîtres ou de ses amis, qui refusèrent de prêter serment ou qui démissionnèrent. Il n'avait pas voulu signer l'adresse de félicitations au « Président » ; mais, quant à ce fameux serment, qui n'était qu'un acte d'obéissance envers le gouvernement nouveau, de quel droit le déclarer incompatible avec la conscience ? Il objectait froidement à Prévost-Paradol : « Es-tu si peu fidèle à tes principes que tu ne reconnaisses pas aujourd'hui M. Bonaparte comme pouvoir légitime ?

Son action est toujours détestable. Mais le voilà l'élu delà nation, et que dira contre la volonté

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