TK0I8 ROMANS SUR LE MARIAGE
Il tombe d'abord dans une proslratloi bre, ne songe qu'à sa mort et de cette moi visage que l'horreur. Incroyant, rimm< ne lui paraît pas même probable '. II reste donc aucun espoir. Dans sa folie s< il pense même à devancer l'heure ïnévital un suicide, afin d'abréger les dernières i ses. Mais la vue d'une femme qui se noie silalion qu'il éprouve à se jeter dans h Saint-Marlin pour la sauver lui dém( qu'il chérit encore, instinctivement, ce reste d'existence. Il s'essaye alors à reprei vie de garçon, à bien employer, selon l'i des chansons de Béranger, les courts mi que le destin lui laisse. Mais le pauvre M
1 . • Priré de la foi rdt{^euE«, il n'osait rien espji seconde vie dopt son esprit étail impuissant k diltn conditions.
« Tout Qnissait-il BU tombeau?
• L'âme, échappée du corps, lui survlvail-elle T
( Audré était trop intelligent pour que ion senlimer tel sujet se formulât par une affîrmntion.
« Il ne pouvait se dcfendre de tenir pour puérile, I née d'un simple jeu de mots philosophique, l'opinioi laquelle aucun élément de l'être ne se perdant après la l'âme n'étant, à proprement parler, que la conscienc cette conscience devait subsister, sans quoi l'âme, essentiel de l'être, eilt été abolie.
« ... Et une indicible émotion le pénétrait, car le allait lui être révélé : bienlâi, da moins, la preuve se pour lui que nulié révélation n'attend l'homme aprèt l
l'évolution des idées ise point. Une seule soirée le dégoûte, i el sols plaisirs de naguère lui devienis devant la morl. La gaudriole qui dis- ;e condamné à la peine capîlale ne se )tnt, même dans notre Paris si bien 1 articles de ce genre, ne se replie donc sur lui-même, de nouut à fait accablé... Mais soudain l'amour mme se manifeste : depuis longtemps >yait triste, elle en souffrait sans oser r; voici qu'elle s'offre, délicieusement el Martyne, sans confier pourtant son hagrin, se trouve soulagé par cette len-
li révèle une lâche à remplir. N'est-il out désespéré de ne rien laisser après lien ! il formera sa femme, il lui donâme qui se perpétuera ainsi dans une e.
uence par l'aimer. Elle savoure la doua lune de miel, qu'elle avait ignorée les mois de son mariage, elle la savoure rtçonner qu'elle la doit à la mort pro- ; celui qui la lui procure, le, à la faveur de cet amour, entreprend