FERDINAND BRUNETIÈRE I
sont-elles sorties du concours des mêmes causes, et les mêmes influences du dehors en ont-elles fait jusqu'ici la fortune : on ajoutera qu'il est à redouter qu'elles ne menacent l'une et l'autre d'une même et dégradante transformation l'avenir de l'art et de la métaphysique *. » Que voyait-il encore dans le naturalisme ? Un art matérialiste^ selon la définition même de Zola. El voici en quels termes il condamnait cet art : « Ce que c'est qu'un art matérialiste, on Tentend de reste, et nous en connaissons plus d'un modèle, quoique nous ne sachions pas que jusqu'ici personne eût osé risqué l'expression : c'est un art qui sacrifie la forme à la matière, le dessin, le sentiment à la sensation, l'idéal au réel ; qui ne recule ni devant l'indécence, ni devant la trivialité, la brutalité même 2... » Ce matérialisme, Brunetière le poursuit sans cesse à travers l'œuvre ennemie. Après avoir franchement loué les descriptions du « Paradou)),il ajoute : « Malheureusement M. Zola persiste dans son procédé matérialiste de composition et de style ^... » Et encore :
1. Le Roman naturaliste (le Roman naturaliste en 1875), p. a.