FERDINAND BRUNETIÈRE
res, pour ainsi dire, de réprouver chez Zola rimitation trop dévotieuse de la nature. Du sens nnoral il donnait en effet cette définition, que n^aurait désavouée aucun théologien : « Le sens nnoral, pour nous, c'est proprement le sens humain, ou, pour parler plus clair, le sens de ce qu'il y a dans r homme de supérieur à la nature *. » Pour rhomme, a revenir à la nature », comme on dit, ce serait donc rétrograder et s'abaisser. Cette idée, vous la retrouverez seize ans plus tard, développée et poussée à des conséquences extrêmes, dans une conférence : VArt et la Morale^ qui est d'un Nicole moderne ^.
Enfin, comme on a déjà pu en juger d*après plusieurs des citations précédentes, Brunetière avait, autant que les moralistes de ce xvii® siècle qui hii était si familier, la conception spiritualiste de la hiérarchie des facultés,de la subordination des sens à la raison et à la conscience. Il
I. Le Roman naturaliste (A propos de Pot-Bouillt, 1882), p. 368.