‹ L'évolution des idées généralesChapitre 13 sur 27 · LE CONCEPT DE NOMBRE · texte numérisé non relu

LE CONCEPT DE NOMBRE

Voici un concept dont les phases inférieures nous sont connues. Nous les avons traversées précédemment en considérant la numération chez les animaux, les petits enfants, les sauvages. Il nous revient une dernière fois sous sa forme supérieure.

Nous avons vu qu’à l’origine, compter c’est simplement percevoir une pluralité-, sans que l’abstraction y soit pour rien. Plus tard, un rudiment de numération s’établit, sous une forme concrète, pratique : il y a perception, plus l’adjonction d’un mot, pauvre acolyte dont le rôle est si insignifiant que le plus souvent on le néglige. On a noté les divers degrés de cette période concrète-abstraite, qui ont pour marque l’importance croissante du mot. Enfin, nous arrivons au moment où il est le premier et presque le seul acteur.

Le nombre, sous sa forme abstraite et tel qu’il résulte d’une élaboration séculaire, consiste en une collection d’unités semblables ou réputées telles. Nous avons donc à examiner d’abord comment se forme l’idée de l’unité, pnis par quelle opération de Fesprit se constitue la série des nombres, enfin quel est le rôle du signe.

Page 1