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avaient prohibé l'union personnelle des royaumes de France et d'Espagne, prélude toujours possible de l’union réelle.
Mais, peu à peu, avec l'apparition des grands Etats comme la Prusse et la Russie, le système évolua; de défensif, il devint agressif. Son objectif ne fut plus seulement la formation d’une coalition des Etats menacés par les ambitions d’une grande puissance. On en vint à admettre que l'accroissement territorial des Etats les plus forts pourrait se faire aux dépens des Etats les plus faibles; à une condition, cependant : que tout accroissement d’une des puissances soit compensé par un accroissement équivalent des autres puissances. (C’est désormais le système copartageant. IL permit la réalisation du partage de la Pologne. Enfin, dans les dernières années du xvI siècle, on apporta un dernier perfectionnement au système, justement à l’occasion du dernier partage de la Pologne : les parts devaient être proportionnées, à l’état des forces respectives, antérieures au partage, des puissances copartageantes. k
Néanmoins, la force et le bon plaisir ne présidèrent pas alors seuls aux relations internationales. Parallèlement aux innombrables exemples d’attentats contre l’indépendance d’autrui, de violations d'engagements les plus solennels, les Etats européens reconnaissaient cependant certaines règles de droit international, non seulement en temps de paix, mais aussi en temps de guerre. Le principe de l'équilibre européen servit notamment à dégager les règles de la neutralité en matière de droit maritime. En effet, les prétentions de l'Angleterre, rela-
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