‹ L'Évolution Des Méthodes DiplomatiquesChapitre 16 sur 46 · TED A · texte numérisé non relu

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solennité, de complications et de rigidité officielle, l’affaire serait réglée. Offrant ses bons offices de manière apparemment désintéressée, il arrivait ainsi souvent à faire triompher les propositions dont il était chargé. S'il réussissait, il demeurait dans le pays sous un prétexte quelconque, toujours prêt à intervenir à nouveau.

2° Agents secrets appartenant également à la diplomatie officielle.

C'était le cas le plus fréquent. Il s'agissait alors d’agents secrets régulièrement accrédités auprès d’une Cour étrangère, faisant donc partie des cadres de la &iplomatie régulière, mais qui, en dehors de leurs fonctions officielles, étaient également chargés de missions occultes.

L'agent secret qui possédait également la qualité d’envoyé officiel était toujours assuré, de par sa mission régulière, d'obtenir des informations plus abondantes et plus sûres, d’avoir des moyens d’action plus étendus et plus efficaces. Par contre, sa situation était souvent embarrassante, parfois même sans issue, lorsqu'il s'agissait d’obéir à deux maîtres à la fois, et de les contenter tous deux ; il courait ainsi le risque du rappel et de la disgrâce. ù

L’instruction secrète qui était remise à tout agent occulte prévoyait d’ailleurs le cas où divergeaient les voies de la diplomatie officielle, et celles de la diplomatie secrète, Voici l’une de ces instructions :

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