ATEN
le pouvoir royal trouva toujours en face de lui des résistances, souvent capables d’influencer sa volonté. Le contrôle financier exercé successivement par les Etats Généraux et le Parlement, eut parfois tendance à s’appliquer par incidence, à toute la politique de la France, et, en premier lieu, à sa politique extérieure et à sa diplomatie; car, est-il poids plus lourd pour les finances de l'Etat que les conflits armés auxquels peut aboutir certaine diplomatie.
Si, en fait, et comme nous venons de le voir, les rois de France ne furent pas toujours les maîtres absolus des affaires du pays, de sa politique extérieure et de sa diplomatie, les souverains anglais, eux, ne l’étaient plus en droit depuis le x‘ siècle; ils devaient respecter la charte qui leur avait été imposée, et collaborer avec les représentants de la Nation.
Le Parlement anglais n’était pas comme en France une simple Cour de justice, mais bien une véritable assemblée des représentants de la Nation, et son concours était indispensable à la royauté en matière d’impôts et de législation.
Mais au xvr° siècle, au temps des Tudor, ces privilèges r’avaient eu qu’une valeur théorique ; Henri VIII avait presque constamment agi selon son bon plaisir, et Elisabeth ne prenait conseil que d’elle-même et de quelques rares intimes, même sil s'agissait de décisions graves concernant la politique extérieure.
À leur tour, les Stuart voulurent poursuivre la ruine des libertés traditionnelles de l'Angleterre, et transformer en monarchie absolue une monarchie limitée. Mais