‹ L'évolution des moyens de transport [microform]. Voyageurs--lettres--marchandisesChapitre 17 sur 75 · LIGBNCB8 BT TURGOTINBS iUSQU'AU m« SlàCLB · texte numérisé non relu

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sans cesse grandissante, de 150 chevaux au début atteintmaintenant850chevaux-Yapeur,l ensemble de» chemins de fer français qui, sous Louis- Philippe, voituraient annuellement 112 milhons de voya^eurs-kilométriques, en d'autres termes 1 million de voyageurs faisant chacun une centaine de kilomètres, transportent aujourdhui 17 milliards de voyageurs kilométriques, c est-àdire 170 millions de personnes accomplissant un parcours moyen annuel de 100 kilomètres

Et tandis que leur clientèle devenait 170 fois plus nombreuse, le prix, dans nos véhicu es modernes, s'abaissait des neuf dixièmes : au lieu des 40 centimes par kilomètre que coûtait une place d'intérieur dans les diligences de l ancien Lime, il n'était perçu par les chemins de fer de 1913 que 4 centimes en moyenne, i^Pôt «ompris. Il paraît au premier abord invraisemblable bien que, sur 100 voyageurs, il y en ait 72 de troisième classe, 21 de seconde et 7 seulement de première, - que la moyenne ressorte à 4 centoes par kilomètre, lorsque les tarifs sont respeetivement de 5, 7 et demi et 11 centimes

pour les ti^ois classes du réseau français. Cela Uentà ce que, par suite des réductions consenlies sur les aller et retour, abonnements, trains de plaisir, billets de famille, enfants, etc., un tiers

seulement des voyageurs paient le prix intégral. Quant à TÉtat, qui encaissait, au temps de Louis XVI, 2.200.000 francs de la ferme générale des messageries, il reçoit aujourd'hui des chemins de fer 150 millions d'impôts sur les transports, les titres, etc., sans parler des 85 millions d'économies que lui procure le cahier des charges sous forme de transports gratuits.

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