‹ L'évolution des moyens de transport [microform]. Voyageurs--lettres--marchandisesChapitre 46 sur 75 · TRANSPORTS DU MOYEN AGE A LOUIS-PHILIPPE · texte numérisé non relu

TRANSPORTS DU MOYEN AGE A LOUIS-PHILIPPE

lins, cependant peu éloigné, plus de 700 tonnes par mois (1T93) « vu le manque de chevaux et de

fourrages >: . -

Bien que les charrettes ne fussent pas très communes, surtout dans le Midi où beaucoup de transports se faisaient encore sur des bâts, à dos de bètes de somme, - mauvais roussatis de foire, - le matériel de traction dut pourtant s'améliorer au début du xix« siècle : un voyageur anglais (1802) témoigne de l'admiration pour la manière dont on construit les charrettes dans rouest de la France : « Elles sont placées sur de très hautes roues, la charge répartie en équilibre sur un essieu où Ton attache les traits. Un marchand m'a dit qu'un cheval pouvait ainsi traîner 3.600 livres». De ce perfectionnement des charrettes, Mercier fait au contraire honneur à TAngleterre. « Les jantes de toutes les voitures roulant fardeau, dit-il, sont trois fois plus larges qu^elles n'étaient ci-devant..., large bandage que nous avons enfin imité des Anglais. »

Avant que l'invention, puis le progrès des chemins de fer n'eussent abaissé graduellement le coût des transports aux 4 centimes et quart où nous le voyions en 1913, une première réduction, très importante, avait été obtenue de 1800 à 1855 par la triple amélioration des roules, des véhi-

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cules et des chevaux, ces derniers multipliés par rélevage, tandis qu'ils étaient sous Tancien régime bien peu nombreux. Le roulage accéléré ne coûtait plus, à la fin du règne de Louis-Philippe, que 44 centimes environ et le roulage ordinaire que 26 centimes par kilomètre.

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