‹ L'évolution des moyens de transport [microform]. Voyageurs--lettres--marchandisesChapitre 5 sur 75 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Les Routes du moyen âge, pistes ou sentiers.

Les roule, romaines de l'ancienne Gaule. - Leur solidité et Wrs travaux d'art. - Elles bravèrent l'incune pendantes siècles; puis, usurpées, démolies, vendues, eues s'effacèrent sur le sol. - Sens que «os aïeux donnaient au mot « route », piste, en terram vané— Sécu-. ÏTé prime commodité. - « Guide des chemm^ de France » en 1553. - « Forêt dangereuse ». - La mare chaussée. - Un guide du bois de Vmcennes a Sa.m- Denis, en 1479. - Les routes « rhabillées ». - Douze heures pour faire six lieues. - Une statue de Louis XIV attend 21 ans sous un hangar. - Démontage des voi-

t«es POU' l-^ t'»^*'^^^ '""' ^'^''- - ''^*'""''' "^" courcit les essieux des petites roues.

Nomade lorsqu'elle était barbare, cette portion de l'humanité dont nous descendons a changé plusieurs fois de goût depuis dix-huit siècles. Elle parait encore extrêmement remuante durant

toute la première partie du moyen âge ; les Gallo- Romains, Francs ou Burgondes se déplaçaient sans cesse. Ils allaient lentement et constamment, comme des forains dans une roulotte, le temps n'ayant pas pour eux la valeur que nous lui attribuons et ce qu'ils avaient à faire étant rarement pressé. Cristallisés dans le régime féodal, ils ne bougèrent plus qu'en cas de force majeure et presque toujours pour guerroyer.

Gomme la fonction crée Torgane et qu'aussi rinaction Tatrophie, les belles routes que Beaumanoir appelait pompeusement « chemins de Jules César » s'effondrèrent avec le temps. Au II* siècle, sous les Antonins, elles étaient, dit-on, aussi nombreuses en certaines provinces qu'en 1840 avant la création des chemins de fer ; eu tout cas, ces chaussées ferrées, cami ferrât, comme on les appelait en Périgord où la voix romaine de Tintiniac à Yesone mettait, seule encore au xviii* siècle, le Bas-Limousin en communication avec Périgueux, ne le cédaient en rien à nos routes modernes, ni pour la solidité du fond, ni pour la douceur des pentesou le rayon des courbes. Tantôt en déblai, tantôt en remblai, leurs auteurs, pour éviter les sinuosités et niveler le terrain, avaient prodigué les travaux d'art, édifié des ponts et traversé des bancs de rochers,

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