CHAPITRE VI
Les chevaux de louage et les messagers convoyeurs.
Les mulets tienDeDt grande pltce au moyen âge; leur usage décroît au xvii« siècle. — Le cheTal, de nos jours, a changé de propriétaire et de métier. — C'est une récente conquête du peuple. — L'effectif de la race cbeTalioe a sextuplé. — La France devait jadis importer les meilleurs sujets de selle ou d'attelage. — Animaux squelettiques qui ont disparu ; les hurtotiert. — Très petite taille des chevaux communH d'autrefois. — Les c Mtea follet ». — Chevaux de charrettes et fourgons. >- Cheraui de troupe. — Chevaux de louage tenus à un minimum de 48 kilomètres par jour. — « Chevaux de retour ». —Pris du louage, compris le postillon. — MatMfers dits « de l'Université», —« Messagers royaux », assermentés (1575 , rantionnés, pourvus d'un monopole. — Ils sont tenus de partir périodiquement. — Ils organisent des voysig«s à prix fixe pour une clientèle disciplinée eu caravanes. — Leur compagnie ne convient point à qui voyage par plaisir et curiosité. — Procès avec les • courriers » de la poste, leurs rivaux. — Ils subsistèrent, malgré la multiplication des diUgeacee, jusqu'à la fin du règo«de Louis XV.
CIIVAti i>ï. iOlAL.) El MESSAGERS CONVUTKl H» <»>
O Tuituner, aux Pay»-BM comaa en France, ne prenait sur ton chariot que lei ballote et les
aiesee; il louait aux gens .des cheraux ou dee tj. Le mulet qui tend à disparaître de notre
^^iiioation, — à peine s'il en existe 300.000 en
rance. confinés pour les trois quarts en Froiupbiné, Bas-Languedoc et Poitou, —
ni t^raiide place au moyen âge. On criait À Paris
«lu feuire aux mules, » paille destinée À ces animaux qui constituaient la Toiture urbaine.
es baudets de Poitou et de Saintonge n'étaient pas teuls réputés, comme aux temps modernes ; beaoeoop de provinces, l'AuTergne notamment, s'adonnaient avec succès à la production mutassière et les sujets hors pair se vendaient aussi cher que de beaux chevaux : 5.700 francs pour un mulet offert au Pape par le roi de Bretagne (877); 7.800 francs pour un autre acheté par le romte de Savoie (1377).
Les mulets noirs de Naples, serrant, sous Louis XIV, à la « litière du corps • de la Reine, ne valent que 1.300 francs et, de tout temps, on s'était procuré, pour deë chiffres variant de 300 à 700 francs, un mulet de selle solide et prudent
imme il convenait dans les mauvais cbemini d'autrefois. « Les guerres civiles, écrit un magistrat sous Louis XIII. ont été cause qu'on a quitté
B4 l'évolution DB8 II0YBM8 DB TRAMPOBT
les mulets, moins dépeoseurs, plus commodes, non tant sujets à se gâter et morfondre^ pour prendre les chevaux, plus vîtes à la fuite et sa sauver des emprisonnements fréquents. »
11 faut chercher, je pense, d'autres motifs que. celui-là au délaissement des mulets pour les chevaux du xvi' siècle, dont la généralité n'avait aucun Iraiu.
Le cbeYal, de nos jours, a changé de propriétaire et de métier. Il a quitté le riche pour le peuple. 11 a cessé de voyager et de se battre; il est devenu pacillque. laboureur et casanier.
Le cheval a si fort évolué que, dans nombre de budgets opulents, il a présentement disparu. On ne saurait comparer ce chapitre ancien au chapitre actuel en naturej mais seulement en argent, d'après les dépenses correspondantes : billet de chemin do fer ou tiîuhre-po'^hv t^^i.wji.^.... af automobile.
C'est donc une récente conquête du peuple que ce cheTal dont il est à la fois producteor et consommateur; du peuple des campagnes s'entend, — l'ouvrier des villes a la bicyclette qui ne lui coûte rien à nourrir, — mais ce confort nouveau d'avoir « cheval et cabriolet » ne coûte guère à Jacques Bonhomme, parce que tes juments lui rapportent. Il a appris à fabriquer
LHLVA Mt>:>ÀGBIlt OONVOTBims 65
dot chevaux ei il a ^^agné ^ quoi s*en lervir.
Mais que le cheval ait changé d'aspect, que les animaux informes et ridiculei», qui formaient la plèbe de l'ancienne espèce indigène, aient disparu ausbi bien que les sujets introduits du dehors qui constituaient son aristocratie cosmopolite, ces mutations de provenance et d'allure dues à rinl\uence des mœurs et au progrès de l'élevage, ne sont qu'une petite partie de l'évolution qui a sextuplé peut-être, depuis les derniers siècles, l'effectif de la race chevaline sur notre sol.
De cette multiplication incroyable du cheval résulte pour la masse un luxe devenu bien vite une nécessité. Des inventions beaucoup plus merveilleuses en elles-mêmes n'ont pas eu, à l'user, d'aussi utiles et importantes conséquences.
Par une contradiction, qui semble paradoxale, au temps jadis, lorsqu'il fallait à la France si peu de chevaux, elle ne les trouvait pas chez elle; presque tous les sujeU distingués, de selle et d'attelage, étaient importés du dehors; tandis que maintenant la vente annuelle de quelque vingt mille tètes à l'étranger est uu profit appréciable de notre agriculture.
Les bons chevaux valaient d'ailleurs plus cher
que les hommes : celui que monte l'évèque de
66 L'ivOLVTION bl8 MOYENS DE TBAK8P0RT
Sotssoos (1155) lui avait coûté cinq serfs de ses terres.
11 arrive encort3 à un bumme de mourir de faim dans notre république, mais cela n'arrive plus à un cheval. Les conditions économiques du pays s'y opposent, tandis que le système agricole de l'ancienne France laisbait pulluler des animaux Bquclettiques qui ont disparu depuis. En 1763 dans l'Orne, à Saint-Évroul, des chevaux pris en flagrant délit de pâture indue étaient vendus aux enchères, par lots de 5 et de 8, à raison de 12 francs et de 7 francs chacun ; en 1789 à Oissel, dans la généralité de Rouen, sur 150 chevaux, 30 sont passables, les autres valent de 30 à 80 francs. C'étaient là sans doute des hurlolier9y petits chevaux de charbonniers, dont la race est, de nos jours, aussi inconnue que le nom.
Les fers tronvéa sur le champ de bataille d'Aziucourl, ou recueillis eu nombre d'autres lieux et portant le même caractère de crénelure sur le bord extérieur, indiquent de très petits chevaux.
Vous seref surpris d'entendre du Bellay et Monstrelet (1536) qualifier de « grandi chevaux • ceux qui ont depuis l",5i ; les autres* appelés •« petits chevaux, » n'ayant pai> plus de 1*,44. A
CBBVAl'X OB ICVACB BT VBStAOBBS CONVOTBtBS ^
la même époque, de râulre côté du déiroil, Henri YIII protcrîTit leflchenux d'une taille trop ♦'xigut'^ pl tléci«ÎJi qu'il!» (lo\ raient aToir 1 '",40, d'où l'on peut inférer que ce minimum était rarement atteint par la grénéralité de l'espèce.
En France auisi, nouB avions alors beaucoup lie • bêtes folles » qui naissaient et vivaient sans iucune relation avec leurs maîtres. Ceux-ci voulaient-ils « courir du haras », comme on disait lu x>i* siècle. c>^t-à-dire capler quelques-uns le ces chevaux qui leur appartenaient, ils allaient battre les bois avec une trentaine de compagnons •M s'efforçaient d'amener, dans des enclos formés par des palissades ou des accidents de terrain, les chevaux qu'ils avaient en vue. Souvent, malgré des chasses acharnées, on les manquait ; il fallait ' ^noer quelques jours plus tard.
Le sire ilc l: .rvllle note qu'un de ses voisins,
acquéreur de • Juments folles » dans une adjudication de bienis meubles, finit par mettre la main sur des animaux « qn'on avait failli à prendre plus de cinquante fois depuis deux ans ».
Tel était un des modes de l'élevage dans le Coteotin, sous le régne de Henri II (1557).
Les chevaux répondaient à beaucoup plus de besoiM I BUT 64 que possède le eardiual de Hichelieu, Il y en a 8S pour les charrettes et les four-
goos qui transportent meubles, tapisseries, vaisselle, matériel de cuisine et bagages divers. Le duc de Croy jointe ses 17 chevaux 14 « superbes mulets » de chariot; le mulet, le sommier, qui figuraient encore sous Louis XV dans toute maison bien montée, étaient de première nécessité en temps de guerre : Saint-Simon se contentait de 26 chevaux à l'époque où, mestre-de-camp assez honoraire, il vivait à Versailles en homme de cour; il avait emmené 35 chevaux ou mulets lorsqu'il était parti pour la première fois en campagne comme simple mousquetaire (1692).
Ces chevaux de troupe, qu ils fussent loués, achetés ou empruntés de force par l'État aux propriétaires, avec promesse de les payer « en cas qu'il en arrive faute, » étaient d'espèce commune et médiocres guerriers. Leur faiblesse était telle que, si chaque maitre n'en avait eu plusieurs à sa disposition, «« il n'aurait pu tenir un mois ». Nos généraux, au fort de la guerre de Trente ans, se servaient des régiments étrangers, mieux montéi^, pour faire toutes les fatigues et n permettre aux nôtres qui n'en étaient pas capables, dit Richelieu, de se tenir toujours en état de combattre >».
btB écuries surpeuplées et des attelles à six et même à huit chevaux, — il s'en vit de tels sous
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Louu :. \ . >/. c > V.. aTaiUil Uni à Paris
qo*eo proTÎnce? Vn nombre tout à fait insigni- Oant.
Au temps où tous transports, — des gens et det ehoMf, — se faisaient atec des cheTauz, il y avait très peu de cheTaox... parce qu'il y avait très peu de transports. Depuis le moyen Age, quelques centaines de riches seigneurs possédaient des écuries immenses* dont nous n'avons plus l'analogue aujourd'hui, et quelques milliers de bourgeois, depuis Louis XIV, avaient de quoi atteler une voiture ; mais le peuple allait & pied et il n'y avait pas de chevaux chez le villageois.
Mal soignés, rossés de coups, les flancs labourés par l'éperon, les malheureux chevaux de louage ne faisaient qu'un médiocre service. Thomas Coryate, se rendante Fontainebleau (1608), gémit sur son bidet qui ne veut plus avancer, tellement il est fatigué, et tous les voyageurs sont unanimes à ce sujet. Pour les chevaux du temps d'Henri IV, tenus à un minimum de 48 kilomètres par jour, sans qu'on pût exiger d'eux plus de 60, il semblait oiseux d'interdire de les mener autrement qu'au pas et au trot, sous peine de 200 francs d'amende. La location des chevaux, distincte de la poste, A qui les loueurs payaient une redevance annuelle de 22 francs pour chaque bète de leurt
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écuries, était alors une industrie monopolisée; et ce monopole semble asset mal vu, du moins en certaines localités, puisqu'un do ceux qui «n jouissent se plaint « qu'il est sujet à mille vexations...; on est allé nuitamment lui couper ses vignes, bien qu'il laisse, dit-il, aux habitants la liberté de te servir de. leurs chevaux pour faire et serrer leurs provisions ».
Le développement du louage, privilégié ou libre, dut intluer sur les prix qui baissèrent au XVI' siècle; il faut toutefois tenir compte qu'aux 5 et () francs par jour de l'aller s'ajoutaient, — lorsqu'on n'avait pas la chance de trouver des « chevaux de retour, » — les frais du postillon qui vous accompagnait pour ramener l'animal À son propriétaire; ce qui, avec la nourriture des chevaux, portait aisément la dépense h 2U francs par jour, sans compter les auberges pour les voyageurs. Aussi ces derniers avaient-ils économie à traiter avec n le messager >•.
De temps immémorial allaient et venaient, entre Paris et quelques grandes villes, des messagers dits « de l'Université » parce qu'A l'origine ils étaient chargés de la correspondance entr« les étudiants parisiens et leurs familles de province. Nommés par le recteur, leur fonction, élendue au port des lettres pour tout le monde.
fHt^^^^ uH LOOAOI IT UISMABtl CONVOYE l • -< •!
M IrtDtronna en office f énti qui conitilatil une r«€«lle univoniUirc, d'ailleurs iosigoinanle. Soit que €• monopole loi peu susceptible de rende* ment, soit que l'Unitersité l'ail mal géré, elle n'en tira pas même de quoi stipendier ses régents jusqu'au dernier quart du xti* siècle, époque où l'État lui suscita uno concurrence par l'institution des « meteagtrt royaux (1575) ».
Ceux-«i e«r«Dt plus d'ëloiïe; assenneotés, astreints, du moins dans le projet du législateur, à un cautionnement de 3.750 francs, le transport dee sacs et pièces de procédure, — fret notable parmi les Français processifs. de jadis, ~- leur était privatirement attribué; de même celui des petits paquets et des espèces d'or et d'argent pour le compte des particuliers, auquel vint s'^outer un peu plus tard (1588) le convoi des deniers publics.
A dater de ce moment les messagers, au lieu de régler à leur grêla date de leurs tournées, furent tenus de partir périodiquement; pour accroître leurs profits ils organisèrent les premiers voyages à prix fixe, suivant le procédé moderne des agences Cook, pour la clientèle bourgeoise, disciplinée en caravanes dont ils étaient les guides. Moyennant 200 francs par personne de Paris à Lyon, en 1G30, le messager garantissait à cbacuo
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U cheval de selle, capable de porter en croupe avec lui 25 kilos de bagages, le gtte et la nourriture. Un prix supérieur était dû par ceux qu'accompagnait une grande malle de bois, calculée « pour être la juste charge d'un cheval ».
« Cette voie, nous dit un contemporain de Louis XIII, est bien la plut si^re pour l'adresse des chemins, pour les voleurs et même pour l'épargne, n'étant point sujet par ce moyen au rançonnement des hôtes ni au soin des chevaux, qu'il faut avoir sur les chemins plus grand que de soi-même. » Seulement il faut être pressé; le messager ne mettait que huit jours, mais sa compagnie n'était nullement bonne à qui « voyage par plaisir et curiosité. On ne peut rien voir des lieux où Ton passe, n'arrivant qu'A la nuit et partant devant le jour, outre la fatigue qu'apportent ces longues traites ». Sorti de Paris dans la matinée, on arrive à 3 heures après minuit à Miily-en-Gastinais, pour y coucher, après avoir chevauché 16 heures pour faire 14 Heues. Le deuxième jour on va coucher à Montargis, « petite ville, mais la plus ressemblante à Paris qui se voie en tout le chemin ». La troupe se composait de deux gentilshommes dont un « sortait de page », d'un Polonais, d'un mercier de Lyon et d'un avocat du Roi À Draguignan» soit 7 per-
CltfAtX 01 U>OAOI IT MlMAOUt CONYOTBUIIS é.i
ftoaoes avec le metta^r et le chanoine, qui nous confie une grave incommodité de cette locomotion : la Tie commune avec des gens * ramassés un peu partout,^ leiquels sont d'ordinaire on plaideurs, ou marchands, ou nobles errants; de <orte qu'un honnête homme est exposé à l'humeur barbare et rustique des uns, ou bien à l'insolence des autres ». Le souper, les lits, étaient chaque soir autant d'occasions d'ennuis, de querelles et de farces singulières.
Un quart de siècle plus tard, sous Ifazarin 1657), de jeunes Hollandais, Tenant eux aussi avec le meesager de Calais à Paris, moyennant 130 francs par tète, entrent dans les mêmes ilétails : ils se plaignent de la saleté des draps donnés par les hôtes, des bourbiers où l'on tombe en chemin et où Ton est « amplement mouillé jusqu'à la chemise ». Cependant on n'allait qu'au pas et les laquais suiTaient À pied.
Dès cette époque les messagers avaient des rivaux : les courriers de la poste, seuls en droit •l'amener les étrangers à la Cour; les propriétaires des coches aussi qui, pour atténuer la concurrence des messagers, leur faisaient défendre, par des aiTèU Ttinements renouvelés, de mener avec eux plus de trois personnes « prises au lieu de leur partement ou par rencontre ». Surtout
74 l'AvOLUTION D|g VOTB\g DR TRANSPOBT
qu'ils ne prétendissent s'adjoindre aucun véhicule; tout au plus leur est-il loisible d'aroir pour les bagages une charrette « non ridelée, » — dëpourrue de montants latéraux, — a arec une couverture de toile tiofi eirée ni gommée «.
De leur côté, les messagers, dont le nombre au xvii' siècle allait croissant, soit par création royale de nouveaux offîces, soit par des conventions bien plus effectives conclues avec les municipalités, se défendaient avec énergie : c'est un procès bien curieux que celui qu'ils intentent et qu'ils gagnent contre les courriers coupables d'avoir indûment établi do nouveaux bureaux de poste (1049), tandis « qu'il ne devait y en avoir (fue dans les chefs-lieux de généralités Parlement, h ouï Talon pour le procureur général, interdit l'étahlissevient dt la po^le à Troyes, Bauvais, Keims, Le Mans, Laval, Cognac, Màcon », par cette seule raison, à coup sûr péremptoire, <i qu*U n'y tn avait jamni.^ eu auparavant! »
Malgré la multiplication des diligences, les messagers subsistèrent à côté d'elles jusque vers la fln du règne de Louis XV : en 1770, le messager de Toulouse partait de Paris le mercredi et prenait 280 francs à ses voyageurs «• montés et nourris : » les villes moyennes, que ne desservaient ni carrosses ni fourgons, s'estimaient heu-
• iii:vAi \ Dr i.AtuoB rr iir<^\cFn< cojitotii'iis <•»
•-«"Uses d'avoir un messager qui faisait, comme •lui d'Arranches, tes 320 kilomètres en 6 jours, ulement, celui qu'alors on nommait ainsi t^it r ' - un petit patron qui op<*rait pour son lij i. . . i ui un employé, « caralier des message ries •, etpèe« foK peu réglé« et assez rude, li a souTent maille à partir atec les aubergistes. Lu maasager nominal, passé bourgeois et devenu sédentaire, comme il arrive dans toute industrie florissante aux ouvriers de la première heure, allait ôtre remboursé de son office par la fusion on une administration unique, sous Louis WI. 6 toutes les entreprises de transport.
Mais cette transformation ne changea rien h '>'?'ilité profonde que le progrès matériel, ^ le moyen âge jusqu'au xviii* siècle, avait troduit et accro sans cesse entre les dilTérentes classes de voyageurs.