‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 103 sur 190 · Spcuhtm Becherianum · texte numérisé non relu

Spcuhtm Becherianum

3. Ahhandiungd von dem Ursprunge der Gehirge und der darin hefindlichen Er\aderti oder sogennanten Gange und Kliifteingleichen von der Verer:(ung der Metalle, und insonderheit des GoldeSy I vol. in-8«>, Leipzig, 1770.

LES THEORIES FILONIENNES

AVerner* part de ce fait, dont il donne des preuves nombreuses, que les fentes sont antérieures aux filons. Il admet ensuite que ces fentes ont été remplies par le haut, et l'on sait que cette manière de voir constitue Tune des bases fondamentales de toute la théorie neptuniste.

Il est très intéressant de constater que l'illustre auteur considère comme confirmations de sa théorie des circonstances qui paraissent aujourd'h-ui appuyer d'une manière décisive l'hypothèse de Sénarmont, c'est-à-dire le remplissage par en bas, à l'aide du mécanisme hydrothermal.

Par exemple, la qualité de précipités des matériaux qui, en s'accumulant, ont rempli les fentes, ce fournis, dit-il, par une dissolution aqueuse, presque toujours chimique » ; par exemple encore, la coexistence dans le même filon d'un nombre parfois considérable de minéraux différents ; par exemple enfin, la présence dans les filons de fragments des roches encaissantes et, pour l'ordinaire, de roches provenant de régions relativement superficielles.

La théorie d'Elie de Beaumont a été résumée par lui dans ses Etudes sur les émanations volcaniques et métallifères. Ce mémoire fit une profonde sensation et ses diverses parties sont à retenir. Toutefois on y remarque une confusion entre les gîtes stannifères et les filons, qui suffit à montrer que le point de départ de l'auteur n'est pas entièrement correct.

I . Nouvelle théorie sur la formation des filons ; application de cette théorie a V exploitation des mines, particulièrement a celles de Freyherg^ traduction française de Daubuisson, i vol. in-S», an XI,

Dans la partie qui paraît définitive, Tillustre géologue fait remarquer que. le gisement des filons est analogue à celui des eaux minérales. « La différence principale, dit-il, consiste en ce que les sources thermales sont coordonnées à des roches éruptives modernes, tandis que les filons sont coordonnés à des roches éruptives anciennes. Les anciens foyers se sont refroidis * et l'activité intérieure s'est reportée ailleurs. »

On pourrait citer nombre de localités qui viennent appuyer cette opinion en nous montrant des eaux minérales sortant de filons comme si elles étaient la suite des ruissellements générateurs des gîtes.

I. Ceux seulement qui ont été amenés à la surface et qui sont ainsi devenus accessibles à nos études.

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