‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 106 sur 190 · Les Vosges, I vol. in-S», p · texte numérisé non relu

Les Vosges, I vol. in-S», p

5. Traité de Géologie, 2» édition, i vol. in-S», 1885, p. 285. 4. Iraité de Géologie, 4« édition, p. 1258.

LES THÉORIES EROSIVES

contraste avec la limpidité des cascades qui, précipitées des montagnes sur le glacier et glissant par ses crevasses, viennent lécher la glace. De Tautre côté, la hauteur des roches moutonnées qui dominent le glacier et qui sont les niveaux abandonnés successivement par lui au cours de sa pénétrMion verticale dans le sol. On ne voit * pas quel signe plus évident pourrait nous en être conservé, et cependant il faut constater qu'il a été complètement méconnu.

D'après M. Penck \ la différence entre l'érosion glaciaire et l'érosion fluviaire ne serait pas qualitative mais quantitative.

On peut voir dans une foule de cas le travail du glacier parallèle à celui du torrent qui coule au-dessous de lui : par exemple, la source de l'Aveyron (Mer de Glace) aux glaciers d'Argentières et du Tour et bien ailleurs.

M. de Martronne ^ a essayé d'évaluer l'activité érosive des glaciers.

Il va sans dire que dans les pays de montagnes les mieux caractérisés, on rencontre de tous côtés des vallées de divers ordres en tous points comparables à celles des pays de plaines, mais dont la formation peut être bien plus complexe.

Aussi, certains théoriciens ont-ils pensé que les glaciers ont pu déterminer, provoquer même le creusement des larges vallées. Cependant ce n'est plus en agissant à l'état solide, mais en donnant lieu, par leur fusion instantanée, à des torrents d'eau liquide déchaînés sur les régions situées en contre-bas.

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