Bull, de la Soc. Géol. de Fr., XIX
2. Description géologique des enoirons de Paris, i vol. in-S". 1833, Paris.
3. Sur les cavités tîthaires remplies de gravier et de sable appelées Sand pips dans la craie de Norwich, London and Edinburg philosophical magazine, octobre 1839.
LES THÉORIES ÉROSIVES"
cette eau est simplement celle de la pluie imprég-née d'acide carbonique.
Un bel exemple de puits naturels, parmi les milliers que Ton pourrait citej, a été Tobjet d'une intéressante publication de Bory de Saint-Vincent ^ Il se rencontre à la montagne de Saint- Pierre, à Maëstricht, dont le calcaire d'âge danien est perforé d'innombrables « orgues géologiqites ». Bory, amené par ses observations à imaginer que la perforation s'est faite de haut en bas par l'action d'un dissolvant convenable du calcaire, essaya « de rivaliser avec la nature et de faire aussi des tuyaux d'orgues géologiques ». Sa méthode consistait à attaquer en un point une plaque sciée au travers d'un pain de sucre et recouverte de sable, par de l'eau arrivant goutte à goutte. 11 se fit ainsi des puits et le sable constitua sur la table située au-dessous, des cônes d'éboulement pareils à ceux qu'on rencontre dans les galeries d'exploitation de la montagne de Saint-Pierre. C'est l'une des premières tentatives expérimentales en Géologie.
Elles ont été depuis reprises et perfectionnées '^ . Pour J. Trimmer, le forage des puits naturels de la craie a été entièrement mécanique ^ . Il aurait été réalisé par le choc des vagues sur une côte basse -avant le dépôt du terrain tertiaire inférieur. L'auteur assure que les puits nç sont pas autre chose que la terminaison de sillons
1. Sur le plateau de Saint-Pierre près de Maëstricht; dans Annales générales des Sciences physiques, t. I, p. 185 et 251, in-8", Bruxelles, 18 19.
2. Stanislas Meunier. La Géologie expérimentale y i vol. in-S", 2» édition, Paris. 1909.
3. Proceeding of the gcological Society of London, IV, 6 et Qiiarterly Journal of the gcological Society of London, I. ^00, 1815.
de 15 à 60 centimètres de profondeur dans les parties mises à découvert, mais qui s'élargissent en s'approchant des puits. D'Archiac semble avoir donné son appui à cette théorie *.
On a pensé quelquefois pouvoir expliquer les puits naturels par la supposition de jaillissements d'eau acidulée provenant des profondeurs. Nous avons la notion de cette hypothèse par la réfutation qu'en faitLyell ' en remarquant que les tubulures sont plus étroites au fond qu'à la partie supérieure mais aussi (ce qui, au contraire, est décisif) en constatant que les tubulures sont fermées par le bas.
Un assez grand nombre de personnes, l'abbé Paramelle % Tietze * qui en a étudié de très beaux types en Carniole, et d'autres rattachent les puits naturels à des effondrements déterminés par une action produite dans le sous-sol.
Cuvier et Brongniart "^ ont décrit en détail les puits naturels du calcaire grossier parisien. Ils les présentent comme ayant des « parois unies et comme usées par le frottement d'un torrent ».
Stickland a remarqué à Henley sur les bords de la Tamise, qu'au-dessus des puits qui traversent la craie, le gravier superposé présente un affaissement. (( Ces effets, dit l'auteur, se constatent à 60 ou 90 mètres au-dessus de la rivière et loin
1. Histoire des Progrès de la Géologie de 18^4 à 184^, t. II. Paris, 1848, p. 461,