I. Ode die Ets^iett, 15 février
a. Traité de Géologie^ y édition, p. 1678.
doit voir des stries remontantes, et les roches du bas oriental ont dû être ramenées vers le haut occidental.
Lecoq explique les glaciers par une variation dans la dimension du soleil ^
Il faut rappeler les noms d'Adhémar et de Perroche parmi ceux des auteurs qui ont invoqué les causes générales pour expliquer les traces d'anciens glaciers.
James Croll la trouve dans la variabilité de Texcentricité de l'orbite terrestre.
D'après les astronomes, cette excentricité, qui est actuellement de 1/60 peut tantôt s'annuler, tantôt atteindre un maximum de 1/2,8. Dans ce dernier cas, la distance aphélie qui est actuellement de 5 millions de kilomètres deviendrait égale à 26 millions de kilomètres.
La quantité de chaleur reçue alors par la Terre ne serait que les 2/3 de celle qu'elle a actuellement et des glaciers en résulteraient sans doute.
On a opposé bien des objections à la théorie d'une période glaciaire, qui suppose une rupture dans le fil régulier de l'évolution terrestre.
Dawson, dans son adresse à la Société d'histoire naturelle de Montréal en 1764, en prit occasion de combattre l'idée alors en faveur que le sol du Canada avait été recouvert par une couche continue de glace. Selon lui, cette idée « exige une série de suppositions invraisemblables en elles-mêmes et qui ne sont pas prouvées par les faits ». Il lui semblait impossible qu'une couche de glace se meuve tout d'une pièce et strie dans une direction uniforme une vaste surface du sol
I. Comptes Rendus de l'Académie des Sciences, t. XXII, p. 508.
LES THÉORIES GLACIAIRES
sous-jacent. Il ajoutait que les dépôts de tourbe, les fossiles, etc., montrent que la mer de cette époque avait au moins la même température que les courants arctiques actuels ^
« Que le glacier, dit M. Masden-Mason -, ait été un agent géologique durant les époques paléozoïque, mésozoïque et cénozoïque ancienne, on peut l'admettre, mais qu'il y ait eu, durant ces époques, i^omme pendant le cénozoïque moderne, un âge de glace ou une période glaciaire, ceci n'est nullement prouvé. »
« Le Groenland, dit Suess, se trouve aujourd'hui en pleine époque glaciaire et quand on a vu les champs de moraines de la Laponie par 70° de latitude, il est bien difficile d'admettre que ces traces glaciaires soient aussi anciennes que les amas morainiques abandonnés au pied de nos Alpes ^ »
Saporta a protesté contre le tableau qu'Oswald Heer, Escher de la Linth, Lyell et plus tard Martins avaient tracé des conditions de la période glaciaire. Il lui paraissait difficile de comprendre comment une époque si rigoureuse aurait coïncidé avec le premier essor de la race humaine.
« On peut se dire, écrit-il*, que les contrées alors soumises à l'action directe des glaciers, comme les massifs alpin et pyrénéen, ne sont guère susceptibles de nous instruire du véritable état de choses qui régnait dans le reste de TEurope, pas plus que les abords immédiats des