‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 160 sur 190 · Loc. cit., Paris · texte numérisé non relu

Loc. cit., Paris

riens les gîtes de gypse farineux qu'on y rencontre ' . Mais beaucoup d'auteurs ont été attirés vers Topinion que le gypse est un résultat de la transformation des roches calcaires par voie d'épigénie. Déjà Lamanon^, étudiant les plâtrières de Paris, était d'avis que des pyrites, en se décomposant, ont engendré de Tacide vitriolique et que celui-ci (( s'emparant de la terre, base de la craie, il en est résulté la pierre à plâtre que nous voyons » . Il est évident que cette supposition est insoutenable, puisque' non seulement la pierre à plâtre alterne avec d'innombrables lits de marnes calcaires qui n'ont point été altérés, mais aussi qu'il renferme des ossements encore formés de carbonate de chaux. Toutefois, la théorie épigénique peut convenir pour d'autres gisements, par exemple pour Aix-les-Bains (Savoie), où les parois calcaires de la grotte dite d'Alun, se recouvrent d'efflorescences gypseuses. J.-B. Dumas a signalé dans ce cas l'influence des corps poreux sur la combinaison de l'hydrogène sulfuré et de l'oxygène, dans le tissu des rideaux de fenêtre qui sont brûlés par l'acide sulfurique.

La forme épigénique peut s'associer à la forme hydrothermale simple et c'est l'opinion défendue par plusieurs auteurs. Gressly admet une sortie de boues éruptives poussées des profondeurs par des sources chaudes jaillissantes. Hébert, en 1855, donne son approbation à cette théorie. Il insiste sur l'existence visible des cheminées de sortie au travers de calcaires kimméridgiens. Il étend les conclusions de Gressly à l'histoire du gypse de Paris.

1. Voyage (T exploration dans les bassins du Hodna et du Sahara, I vol., Paris, 1868.

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