‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 162 sur 190 · I. Protogéê · texte numérisé non relu

I. Protogéê

Dans un ouvrage publié à Francfort en 1709, Ossium fossilitim docimasia^ le D' Cari dut recourir à de laborieux raisonnements pour démontrer que les ossements fossiles ne sont le résultat ni d'un caprice de la nature ni d'une force occulte.

Cependant, au x* siècle de notre ère, Avicenne constatait que sur beaucoup de roches, on voit des empreintes d'animaux aquatiques, prouvant que ces roches ont été déposées par la mer. Il pensait qu'elles provenaient de l'ancien limon de la mer qui autrefois inonda le globe.

« Tandis que' le roi était à Sayette (Sidon) , dit Joinville dans son Histoire du roi saint I^ouis % on lui apporta une pierre qui se levait en écailles, la plus merveilleuse du monde ; car quand on levait une écaille, on trouvait entre les deux pierres la forme d'un poisson de mer. Le poisson était de pierre, mais il ne manquait rien à sa forme, ni yeux, ni arêtes, ni couleur, ni autre chose qui empêchât qu'il ne fût vivant. Le roi me donna une pierre et je trouvai une tanche dedans, de couleur brune et de telle façon qu'une tanche doit être. »

Boccace, au xiV siècle, mentionne les coquilles fossiles dans son roman de Filicopo, comme prouvant le séjour de la mer aux environs de Florence ^.

Agricola ", cherchant à expliquer l'origine du bois pétrifié, expression employée par Albert le

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