‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 163 sur 190 · De natura fossilitim y · texte numérisé non relu

De natura fossilitim y

LES THÉORIES PALÉONTOLOGIQUES

Grand (i 193-1280), Tattribue à un suc pétrifiant [succus lapides cens).

« Quand j'ai eu de bien près, dit Bernard Palissy *, regardé aux formes de pierres, j'ai trouvé que nulle d'elles ne peut prendre forme de coquille ni d'animal, si Tanimal n'a bâti la forme. »

Ce grand homme dit encore : « Je soutiens que les poissons armés (coquillages) lesquels sont pétrifiés en plusieurs carrières, ont été engendrés sur le lieu même, pendant que les rochers n'étaient que de l'eau et de la vase, lesquels ont été pétrifiés avec lesdits poissons. »

Sténon (1631-1687)* pose en fait que les fossiles sont antérieurs aux roches qui les contiennent. Il ajoute que les terrains stratifiés, étant complètement analogues aux dépôts laissés par les eaux troubles, doivent avoir la même origine.

On revint en 17 14 à l'idée des géants. La Société royale de Londres reçut du D' Cotton Mather (de Boston) un mémoire où des os de mammouth, découverts en 1705, à Albany, sur les bords de l'Hudson, étaient donnés comme corroborant l'existence de cette race maudite et antédiluvienne dont parle l'Écriture. Et en 1726, J.-F. Scheuchzer voyait les restes d'un homme « lamentable, témoin du déluge {Homo diluvii testis) et qui avait vu Dieu"* », dans le squelette bien conservé d'un batracien miocène [Andrias Schetich^eri Cuvier), aujourd'hui au musée Teyler, à Harlem .

Voltaire, qui avait traité Palissy de visionnaire

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