‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 169 sur 190 · Voir Palèogéographie àQ Canu, i vol. în-8", p · texte numérisé non relu

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2. Etudes sur VHistoire de la Terre^ i vol. in-8°, Paris 1844. 5. Prodrome de Géologie^ t. I, p. 300.

C'est un ensemble de considérations de ce genre que M. Péroche ^ a étudié et dont il fait la base d'une hypothèse admettant des oscillations séculaires de la température qu'il rattache au phénomène de la précession des équinoxes.

D'après cette théorie, le pôle, à l'époque houillère, aurait été à la baie d'Hudson, et alors l'île de Disco, où l'on recueille des empreintes de végétaux tropicaux, se serait trouvée par 6o^ c'est-à-dire à peu près à la latitude actuelle de Stockholm. L'équateur était plus chaud qu'aujourd'hui et les courants de la mer devaient réchauffer énergiquement les contrées septentrionales.

A la fin du miocène, la baie d'Hudson devait occuper de nouveau à peu près le pôle. Œningen aurait été à 37° de latitude dans ce temps-là. Peu avant, la terre de Grinnel, sous le 82* parallèle actuel, aurait eu cette température de climats très tempérés que trahit sa flore, etc.

La plus forte des objections faites à M. Péroche dérive des études paléobotaniques de l'illustre Oswald Heer, dont, d'ailleurs, les travaux sont antérieurs à cette théorie. La distribution des flores fossiles démontre que, dès Tâge tertiaire, le pôle occupait le même point géographique que de nos jours. Les latitudes étaient disposées dans le même ordre ; mais toutes recevaient plus de chaleur et par suite la ligne des tropiques remontait bien plus loin dans la direction du nord. La différence, lors du miocène, peut être évaluée à 25 ou 30 degrés de latitude en ce qui concerne les contrées boréales, c'est-à-dire que c'est au 40' ou

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