Urwelt der Schwei^^ i vol. in
2. Le Monde des Plantes avant V apparition de V Homme, i vol. in-80.
3. W ashington Meeting of the american Association of Geologtsts and naturalists, in may 1844,
végétation 850000000 de tonnes de houille, tandis que la quantité probable de cette substance existant et ayant en totalité été élaborée par Vancienne atmosphère est de près de 5 milliards de tonnes : c'est environ six fois ce que l'atmosphère actuelle pourrait produire.
L'auteur y voit une réduction du carbone dans l'atmosphère et il en conclut une augmentation d'oxygène. Il remarque que l'atmosphère subit une évolution qui la met à même de subvenir à chaque époque à la vie d'animaux supérieurs en organisation aux animaux qui ont précédé.
Mais il est facile de voir la faiblesse de ces raisonnements. D'abord la comparaison de l'atmosphère actuelle 'avec l'ancienne atmosphère n'a aucun sens, puisque pour le temps présent, il s'agit d'un instant, tandis que pour l'autre, il s'agit de périodes dont la durée a dû être extrêmement longue.
On a pensé que la flore et la faune de certaines époques ont subi les effets, d'une température glaciaire.
Les rennes abondaient dans les vallées des Pyrénées. Mais il faut dire aussi qu'un singe quaternaire a été découvert dans ces mêmes vallées. Et A. Gaudry qui mentionne ce fait s'en étonne, à cause des grands glaciers qui devaient s'étendre alors dans la région.
« Le fait de la réunion dans l'Europe occidentale, dit M. Dupont \ d'espèces animales aussi disparates que celles dont on trouve les restes dans les cavernes, et constituant aujourd'hui les
I. Explication de la feuille de Dinant, Service delà Carte géologique de Belgique, i vol. in-S», BruxeUes, 1883. p. 107.
LES THÉORIES PALEONTOLOGIQUES
antithèses climatériques les plus prononcées, doit être considéré comme scientifiquement établi, quelle que soit la difficulté de concevoir une telle faune naturelle. »
Alex. Bertrand, dans ses Lettres sur les Révolutions du globe \ écrit : « L'existence des cavernes est un phénomène bien curieux sous tous les rapports : les débris qu'elles renferment prouvent que des animaux d'espèces, de genres et de classes tout à fait différents et dont les analogues ne pourraient aujourd'hui supporter le même climat, ont vécu pourtant ensemble dans l'ancien ordre de choses. »
ÉVOLUTION ORGANIQUE. — La comparaison des faunes et des flores des époques successives a révélé aux observateurs le fait grandiose de l'évolution organique, qui apparaît comme un détail dans l'ensemble de l'évolution planétaire.
La substitution de la continuité à la soudaineté dans l'acte de la Création a paru à bien des auteurs contraire au respect des livres saints. L'évêque Butler n'a pas eu ce scrupule et il a résumé son opinion en disant que « nous sommes placés au milieu d'un immense projet dont l'exécution ne s'arrête pas et où tout est incompréhensible : ce qui est, ce qui fut et ce qui sera'^ »
Dans cette direction on se trouve en présence de deux groupes de théories : les unes s'appuyant sur une conception non démontrable, à savoir que les êtres qui se ressemblent sont des parents, concluent à la doctrine du transformisme et de