Loc. cit., p
2. Théorie du Ciel, trad. franc, de C. Wolf, chapitre v. 5. Loc. cit.y p. 45-
la Terre avec l'atmosphère d'une comète et la fit inonder par la queue d'une autre : la chaleur qui lui restait de sa première origine fut ce qui excita tous les êtres vivants au péché; aussi furent-ils tous noyés, excepté les poissons qui avaient apparemment les passions moins vives ».
Woodward* croit qu'à l'époque du déluge, la Terre a été entièrement dissoute par les eaux sorties du grand abîme et répandues à la surface. Les sédiments se sont déposés tous ensemble d'après leur ordre de densité ^
En 1820, Horace H. Hayden supposait le déluge universel déterminé par la brusque fusion des glaces accumulées aux deux pôles, sous l'iniluence du soleil dévié de l'écliptique.
On pourrait multiplier lés exemples de ce genre.
Quoique s'appuyant sur le déluge universel, le système des révolutions du globe s'éloigne cependant des récits traditionnels :
« Le pays aujourd'hui habité et que la dernière révolution a mis à sec, dit Cuvier, avait déjà été habité sinon par des hommes, du moins par des animaux terrestres, par conséquent une révolution précédente, au moins, les avait mis sous les eaux, et si l'on peut en juger par les différents ordres d'animaux dont on y trouve les dépouilles, ils avaient peut-être subi deux ou trois irruptions de la mer-. »
« Mais*^ ce qu'il est aussi bien important de
1. spécimen geographiœ physicœ qua agitatuf de Terra et corporibiis terrestris, etc. i vol. in-40 Tiguri, 1704.