‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 41 sur 190 · American Journal of Science, vol. de 1872, p · texte numérisé non relu

American Journal of Science, vol. de 1872, p

LES THÉORIES OROGÉNIQUES

resterait sensiblement horizontale. L'affaissement dans ces conditions ne produit ni l'écrasement ni le plissement des couches supérieures.

C'est comme appartenant à un point de vue très voisin du précédent qu'il faut noter l'opinion de Reyer * que les glissements dus à la pesanteur sur des surfaces inclinées ont joué un grand rôle dans la production des phénomènes orogéniques. Pour expliquer une chaîne de montagnes, il suppose une série de réactions qu'il a imitées par Texpérience, ce qui est une manière intéressante de matérialiser la théorie. Il produit donc tout d'abord un delta au fond de Teau d'un bassin; puis il inflige à la base de ce delta des secousses qui y déterminent une sorte de mouvement de bascule. La partie la plus éloignée de la côte tend à s'enfoncer, l'autre à se soulever. L'auteur montre que le soulèvement ainsi provoqué est bien plus intense, parce qu'il est bien plus facile, dans les zones superficielles que dans la profondeur, et il en fait application à certaines particularités des chaînes de montagnes sur lesquelles nous reviendrons plus loin . Disons seulement qu'il pense que la pesanteur, et dès lors le glissement, j ouent un rôle plus grand dans ces phénomènes que la contraction du noyau. L'abondance des failles paraît contradictoire à cette opinion.

Il faut faire une catégorie spéciale pour des hypothèses d'après lesquelles la formation des montagnes dérive de l'activité profonde du globe, et signaler d'abord celles qui concernent des poussées dirigées de bas en haut, soit de vapeurs, soit de roches.

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