‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 56 sur 190 · I. Royal geographical Society, Londres. 23 janvier · texte numérisé non relu

I. Royal geographical Society, Londres. 23 janvier

LES THEORIES OROGENIQUES

sont ainsi délimitées. Quant à dire qu'il y a des terres dans TOcéan Antarctique, c'est répéter ce dont il faut convenir pour l'Océan Pacifique, par exemple, et il n'y a pas de conséquences plus graves à en tirer. ^

Le lieu des boucliers, Scandinave, canadien et mandchourien de Suess devrait être des points en mer très profonde.

On admet d'ailleurs que dans les premières périodes de son évolution, la Terre ne manifestait aucune tendance vers le tétraèdre... On pense aussi que les effets de la contraction tétraédrique sont atténués par la force centrifuge développée par la rotation de la Terre.

Enfin, on en arrive à Thypothèse d'une alternance des périodes pendant lesquelles le globe tend à la forme tétraédrique et à la forme sphéroïdale.

Il faut pourtant reconnaître que le caractère le plus essentiel de la symétrie tétraédrique manque à la Terre, car ce qui définit le tétraèdre, c'est d'appartenir au système cubique : c'est-à-dire de posséder trois axes égaux et rectangulaires. Si l'on pouvait déceler dans l'économie du globe terrestre trois directions où des diamètres mutuellement rectangulaires auraient leurs extrémités en régions continentales et surtout montagneuses, on pourrait dire qu'on a mis la main sur un caractère tétraédrique.

Après cette revue rapide des doctrines d'après lesquelles la Terre s'acheminerait, par une déformation continue, vers un profil nettement difl*érent de celui du sphéroïde, il nous sera permis de faire remarquer l'oubli dans lequel on est généralement resté, du fait véritablement dominateur

de la Géologie tout entière : à savoir que, nécessairement une action qui, agissant seule, conduirait à un état de chose accentué et bien défini, trouve devant elle une ou plusieurs influences antagonistes qui, en se conïposant avec la première, maintiennent l'équilibre moyen. Le tout, bien entendu, sans préjudice des progrès de l'évolution générale : si réellement quelque influence agit pour déformer la Terre on est sûr d'avance que d'autres influences s'appliquent à lui conserver son profil sphéroïdal. Reste à déceler les indices de déformation et c'est bien certainement ce qui n'a pas été encore fait jusqu'ici.

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