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Cosmos, I, p

4. Francis Laur. Comptes rendus de r Académie des Sciences, t. CXXXIV, p. 1258.

Le rôle de la pluie a également été invoqué dans diverses théories volcaniques. Ainsi, on a noté que pendant tout le temps de Téruption du Vésuve, en 1631, il plut sans discontinuer*.

Le chevalier Hamilton ^ pense que les détonations souterraines du Vésuve peuvent être produites par la rencontre de quelque amas souterrain d'eau de pluie avec la lave incandescente. « J'ai remarqué, dit-il, que la fumée du volcan était beaucoup plus abondante quand il faisait mauvais temps. » Et il ajoute : « C'est Topinion généralement reçue à Naples (et selon mes remarques je la crois bien fondée) que quand le Vésuve mugit, le mauvais temps s'approche. »

Spallanzani rapporte des remarques analogues à propos du Stromboli ^.

Les éruptions du Vésuve en mai 1900, ont été rattachées par M. de Lorenzo* aux fortes pluies qui les ont précédées. D'après lui, l'eau tombée sur le cône qui est formé de matériaux très perméables, parvient à la colonne ascendante de lave et y provoque des explosions.

M. Semnola a combattu cette théorie en lui opposant de très nombreux arguments ^

1. Comptes rendus de l'Académie des Sciences, t. LXXXIX. p. 456.

2. Œuvres complètes de M. le Chevalier Hamilton, ministre du roi d'Angleterre à la cour de Naples, commentées par M. Tabbé Giraud Soulavie, i vol. in-S», Paris, 1781.

5. Voyage dans les Deux-Siciles, traduction Toscan, t. II, p. 4. — 6 vol. in-80, Paris, an VIII.

4 . Sulla probahile causa delVattuale aumentata attivita del Vesuvio. Accademia di Napoli, y série, t. VI, p. 127. V. aussi : du même auteur, un article sur le Vésuve dans la Revue du mois du 10 octobre 1906, t. II, p. 385.

5. Rendiconti dcll Accademia dei Science fisica, di Napoliy t. VI (3« série), p. 232.

LES THÉORIES VULCANOLOGIQUES

L'abbé Bertholon, voit la cause des volcans dans la tendance de Télectricité souterraine à venir neutraliser Télectricité atmosphérique. Si le sol est continu dans la région considérée, il n'y aura qu'un tremblement de terre ; mais « on aura un volcan, lorsque des issues auront été faites ou pourront se former ».

Il était impossible que la notion de la chaleur interne propre du globe ne suggérât pas l'idée de son intervention dans les manifestatfons volcaniques. Les théories les plus modernes sont basées sur son concours. Platon dans le Phédon, voit la cause des volcans dans le Pyriphlégéton. L'opinion que l'intérieur de la Terre conserve un reste de chaleur originelle a été émise pour la première fois par Whiston^. Des raisons avancées par l'auteur, il ne subsiste d'ailleurs absolument rien ; mais la conclusion s'est représentée inévitable à la suite des travaux plus récents Leibniz, Descartes, BuflFon ont repris cette thèse qui, entre les mains de Hutton et de Playfair, est devenue l'une des bases de la Géologie tout entière ^ . Laplace et Kant ont établi sur elle leur immortelle hypothèse cosmogonique , perfectionnée récemment par Faye *. Depuis lors, le nombre des travaux s'est extraordinairement multiplié. Lagrange, Fourier, Poisson, Cordier, Humboldt, Élie de Beaumont, Ch. Sainte-Claire Deville, Fouqué, Stûbel, Lowthian Green, Brun, Ar-

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