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^. Journal 0/ Geo/o£ry^Xiy y 319, X906.
LES THÉORIES VULCANOLOGIQUES
porant dans le magma ainsi produit Teau d'im-^ prégnation du sol. Il est vrai qu'on n'explique pas alors pourquoi il n'y a pas en même temps des volcans sur toute la surface de la Terre. C'est d'ailleurs presque un retour aux plus anciennes suppositions minéralogiques qui faisaient intervenir des « esprits » dans là génération des gîtes minéraux et spécialement dans ceux d'étain qui sont d'origine volcanique et dont les gangues consistent surtout en pierres précieuses.
Vers le milieu du xvr siècle, Bembo* développa la théorie de l'introduction des eaux de la mer dans le foyer des volcans. Il chercha à prouver que le voisinage de la mer est une condition nécessaire de la production des montagnes ignivômes.
Le chevalier Hamilton ^ admet la pénétration de la mer dans le laboratoire du Vésuve : « La mer de la baie de Naples, dit-il, étant singulièrement agitée et se gonflant quelques heures avant l'arrivée d'un orage, peut très probablement entrer, par force, dans les crevasses qui conduisent aux entrailles du volcan, et en y causant une nouvelle fermentation y produire les explosions et les mugissements. »
Alexandre Brongniart rattache les éruptions volcaniques à la pénétration de l'eau de la mer au moyen des crevasses qui traversent le sol jusqu'au contact des masses souterraines renfermant des métaux à l'état métallique, chlorurés ou sulfurés, avides d'oxygène. La réaction dégage assez de chaleur pour fondre les roches et les gaz dégagés ébranlent la terre et la soulèvent de façon à
1, j^tna dialogus, cité par Humboldt, Cosmos^ I, 334.