‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 98 sur 190 · Institutions géologiques j II · texte numérisé non relu

Institutions géologiques j II

2, Jo. JpAckiM Becheri. Physica subterranea, i vol. in-S®, Francfort-sur-le-Mein, 1069.

5. Ces curieuses idées sont exposées dans Touvrage intitulé Pyritologia oder Kieshistorie^ i vol. in-4°, Leipzig, 1754. La traduction française: Pyritologie ou Histoire naturelle de la Pyrite a laquelle on a Joint la Flora saturnisans et les Opuscules minéralogiques (en particulier le célèbre traité de V Appropriation), forme i vol. in-4«», Paris, 17^)0.

LES THEORIES FILONIENNES

moyen d'une dissolution à laquelle contribuent ensemble Tair, Teau, le feu. L'auteur pense en outre que l'existence de certaines espèces de terre ou de pierre, qui servent/ de « matrices » aux métaux sont absolument nécessaires pour déterminer ces travaux intérieurs d'élaboration.

Elève de Henckel dont il publia les écrits, Zimmermann, qui fut en 1745 Commissaire du grand conseil des mines de la Saxe, suppose que les matériaux filoniens résultent d'une simple transformation des roches encaissantes*. Suivant lui, les filons étaient autrefois absolument de même, nature que la roche ; mais quelque substance saline ayant pénétré dans les fissures de cette roche, en a altéré et décomposé le tissu et l'a rendue propre à être transformée en minerai.

De Charpentier, vice-recteur des mines de la Saxe, s'est rangé à l'opinion de Zimmermann -. Il est nettement contraire à la théorie qui voit dans les filons des fentes remplies postérieurement à leur formation.

De Trebra '^ eut également des idées analogues à celles de Zimmermann. La cause des filons ne doit pas être cherchée dans ces grands phénomènes tels que les feux souterrains et les tremblements de terre qui, par la promptitude et la dimension de leurs effets, produisent sous nos yeux des changements subits. L'auteur les trouve dans la putréfaction et la fermentation. Peu im-

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