I. Obeysœchsische Bergakadentie
1. Miner alogische Géographie der Kursœchsischen Lœnde, i vol, in-40, Leipzig, 1778,
3. Erfahrungen von Innern der Gebirge nach Beohachtunven gesammelt iind heraus gegehen, i vol. in-folîo, Leipzig, 178^.
porte, dit-il, le nom qu'on donne à cette force qui. met tout en mouvement dans Tintérieur du globe.
Dans les eaux^ minérales, Boëtius de Boodt* voit les transmutations les plus variées : l'antimoine et le plomb se changent en jacinthe, et le minium en émeraude, etc.
Lasius^ pense que des eaux chargées d'acide carbonique et d'autres dissolvants s'étant introduites dans les fissures des montagnes, elles y ont dissous les particules attaquables et les ont déposées sous l'influence de quelque précipitant dans les espaces qu'occupent aujourd'hui les filons. Il laisse à décider si ces eaux ont trouvé les particules toutes formées dans la masse du rocher où si elles les 'ont engendrées.
Bischoff^ en 1847, a signalé des dépôts ferrugineux (chimiques ou mécaniques) au griffon de certaines sources. Mais cette origine ne paraît pouvoir s'appliquer qu'à des formations extrêmement limitées.
L'action génératrice de l'eau a d'abord été considérée comme impossible. Playfair dans son explication de la théorie de Hutton dit (p. 70) :
« Pour affirmer que l'eau a été capable de dissoudre ces substances (quartz, feldspath, fluorine, sulfures métalliques, etc.), il faudrait lui reconnaître une puissance qu'évidemment elle n'a pas à présent ; et ainsi introduire une hypo-
1. Aquœ metiillicœ vel minérales gemmarum historia^ i vol. in-4», Hanovre, 1609, p. 15.
2. Beohachtungen 7iber die Har^gehirge, aïs ein Beitrag :[ur mine' ralogiscke Naturkunde, in-80, Hanovre, 1789.
3. Lekrhuch der chemiscken und pkysikàlischen Géologie ^ Bonn.
LES THÉORIES FILONIENNES
thèse non seulement gratuite, mais qui, physiquement parlant, est absurde et impossible. »
Dès 1836, H. Lecoq étudiant le sol de T Auvergne, écrivait que bien des filons métallifères ne sont que la trace des conduits par lesquels les eaux minérales circulaient dans le sol.
Nous voyons se répéter pour les sources et pour les filons les mêmes conditions favorables que pour les volcans et les poussées de roches éruptives.
En 1833 Bakewell voulut rattacher tous les dépôts stratifiés de fer à l'histoire du minerai des marais ; mais il le fait dans des termes très vagues.
En 1869, Sterry Hunt revient à la même hypothèse et à sa suite, Dana, Newberry, Joseph Le Conte, Archibald Geikie. On ne peut contester qu'elle ne se soit réalisée parfois. Mais il y a des minerais dans Tarchéen avant l'apparition de la vie organique.
Il y eut à cette occasion une discussion intéressante. On fit remarquer que le minerai de fer des lacs n'est peut-être pas un indice absolu de la vie, car il peut y avoir, sans celle-ci, de la matière organique.
Le graphite des gneiss, en effet, pourrait résulter comme celui des météorites de réactions purement minérales. C'est l'argument de L. Smith ^
A.-C. Becquerel"^ a publié des séries d'expériences tendant à montrer que des actions électriques déterminent la cristallisation de substances filoniennes.