‹ L'évolution du Chartisme, 1837-1839Chapitre 13 sur 65 · Knrôlimeiit forci- dts malilcls · texte numérisé non relu

Knrôlimeiit forci- dts malilcls

du pays sont laissés en dehors du sein de la Constitulion. » A ces maux « il n'y a d'autre remède que d'accorder avec justice à tout citoyen anglais le droit de vote dans l'élection des membres du Parlement qui font les lois qui le gouvernent, et votent les taxes qu'il a à payer. En un mot, il n'y a qu'à faire de la Charte une loi, et à émanciper les esclaves blancs d'Angleterre. C'est pourquoi les ouvriers d'Angleterre, d'Irlande et d'Ecosse sont en train de lutter; nous nous sommes groupées nous-mêmes en union pour les y aider; et nous faisons appel à toutes nos concitoyennes pour quelles se joignent à nous. Nous déclarons aux riches, aux grands, aux puissants du pays que nos parents doivent être libres ; nous disons à leurs nobles femmes que nous aimons nos maris aussi bien qu'elles aiment les leurs, que nos foyers ne doivent pas rester plus longtemps dépourvus de tout confort, que, dans la maladie, le besoin et la vieillesse, nous ne voulons pas qu'on nous sépare d'eux, que nos enfants nous sont précieux et chers et ne doivent pas être éloignés de nous. Nous n'entretenons aucune mauvaise intention contre personne et ne demandons que justice, et c'est pour([uoi nous faisons appel à tous pour nous assister dans cette bonne œuvre, principalement à ces boutiquiers que le bill de réforme a affranchis. Nous faisons appel à eux en les priant de se rappeler que c'est grâce aux ouvriers non représentés qu'ils ont conquis leurs droits et qu'ils doivent maintenant remplir la promesse qu'ils leur ont faite de les aider à obtenir les leurs. . . »

Ainsi les femmes de l'Union politique de Newcastle conforment leur attitude à la politique tracée parlaW. M. A., puisqu'elles limitent leurs revendications à l'obtention du suffrage universel, et qu'elles font appel pour le conquérir à l'alliance des classes moyennes. Et cette attitude n'étonne plus lorsqu'on sait que la multiplication des clubs féminins est due surtout à l'action du délégué de la W. M. A., Henry Vincent. Ce jeune apôtre du féminisme, « qui n'a qu'a se présenter pour conquérir tous les cœurs à sa cause * », exerce un grand prestige auprès des femmes chartistes. A un meeting entre Trowbridge et Bradford, une jeune fille au nom de ses sœurs célibataires lui offre une écharpe de soie. A Bath les femmes démocrates organisent une souscription pour lui donner une belle montre en or; un jour même, apprenant

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