‹ L'évolution du Chartisme, 1837-1839Chapitre 27 sur 65 · orthern Star, 9 février · texte numérisé non relu

orthern Star, 9 février

conlier aux dépiUés Alwood et Ficldeii. D'après le diMégué de Manchester, si l'assemblée sort de ce rôle, elle commettra un excès de pouvoir. Mais celte interprétation est repoiissée et Cobbetlse retire.

La proposition de Cobbott devait rencontrer contre elle la presque unanimité des Conventionnels : Cbartistes de la force morale et Chartistes de la force physique se sentaient liés et imafîinaient que « le peuple attendait d'eux davantage ; qu'après les promesses qui avaient été faites et les espérances qui avaient été excitées, il n'y avait pas d'autre alternative que des mesures ultérieures, au cas où la pétition serait rejetée' ». Donc, dès le premier mois, la pensée des mesures ultérieures se présente logi- <|uement à l'esprit des Conventionnels ; mais on comprend qu'elle ait pu effrayer la timidité ou la sagesse de certains d'entre eux. La crainte et la discussion des mesures ultérieures allaient, en provoquant des démissions, affaiblir la majorité destinée bientôt à devenir minorité et même ensuite à se fondre complètement. C'est la cause première et importante de l'évolution de la Convention. Une seconde apparaîtra dans les conséquences que devaient avoir sur lesprit <les représentants en mission leur contact avec leurs commettants, avec les enthousiasmes et les passions qu'ils avaient suscités, mais dont ils n'étaient plus les maîtres. Cette pression de l'extérieur est redoutable pour des démocrates qui se croient toujours obligés de se mettre en harmonie avec leurs commettants, quelques sacrifices personnels de caractère ou d'idées (|uil leur en coûte : un Parlement du peuple est toujours impressionnable à l'excès. Ici cette influence se présente sous une double forme ; avant de se faire sentir par la voix des Conventionnels en mission, elle peut et elle va s'exercer directement par les clubs sur l'assemblée, à limitation de la Révolution française dont les praticjues a|)paraissent comme un idéal et dont les errements hantent les esprits de ces nouveaux Jacobins. Les (conventionnels de l'extrême gauche vont chcrc^hcr à intimider et à doininer l'assemblée en faisant intervenir les clubs : de la une troisième cause de faiblesse pour les modérés.

Kn face de la grande majorité qui comprenait, à côté des délégués de Birmingham et de \V. M. Association, les Hronterre O'Hrien et les Feargus O'Connor, il y avait eu, dès le début, à la Convention

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