‹ L'évolution du Chartisme, 1837-1839Chapitre 34 sur 65 · Xorlherii Slar du 11 mai, discours d'O'Connor du i mai · texte numérisé non relu

Xorlherii Slar du 11 mai, discours d'O'Connor du i mai

prononcée prohablement par i)uro llagornerie, i)arole reniée du reste plus tard par Feargus, quoique ce soit son propre journal qui la rapporte, parole qui va accentuer encore révolution. L'idée du déplacement à Birmingham et celle de la grève généi'ale allaient être les deux plus lourdes fautes de la Convention.

Le H mai, la pétition nationale est apportée à la résidence (lAtwood qui a promis de la présenter au Parlement le lundi suivant : elle mesure une longueur de trois milles, mais ne réunit qu'un million deux cent cinquante mille signatures au lieu de trois millions. A deux heures la pétition est placée sur une voiture, magnifiquement décorée. Les délégués suivent derrière, deux par deux, chacun portant une rosette rouge, précédés du président Bailie Craig et du secrétaire William Lovett. De Fleel Street à Temple Bar, la procession est accueillie par les hourrahs du peuple de la rue et par ceux aussi des spectateurs aux fenêtres des maisons. La pétition est surmontée par un large placard en tète duquel se trouvent ces mots « la Pétition Nationale », mots auxquels, dit la Northern Star, on aurait dû ajouter ceux-ci : << A la voix d'une nation, qui aurait l' audace de résister ^ . » La procession s'arrête devant le Weekiy Clironicle, pour siffler deux rédacteurs de cette feuille, puis devant le 5w/4, pour acclamer ce journal dont les l'édacteurs répondent par des applaudissements enthousiastes. Nouvelles acclamations devant la maison de Frost. A l'anlon Square, on sanùte à la maison de Fielden où Atvvood doit recevoir la pétition : «Lorsque nous arrivâmes chez Atwood, dit Lovett, celui-ci commença par nous déclarer qu'il ne savait pas quand il pourrai! présenter la pétition parce qu'on attendait le soir la démission de lord John Russel. Nous l'informons de notre désir de lui voir faire cette présentation le plus vite i)ossil)le et de le voir aussi saisir l'occasion la plus piocht; de présenter le Billappeh'' « la (îliarle du peuple ». Il se refusa à accéder à cette seconde demand)' parce que, dit-il, il n'était pas d'accord sur tous les jjoints, spécialement sur le principe de l'égalité des districts électoraux. Une longue conversation suivit; M. Atuood déclara que sa conduite dépendrait de l'accueil que recevrait la pétition. F]n fait, l'émission du papiermonnaie avait pour lui |)lus d'importance que la Charte du peuple. » Les faits venaient montrer la justesse de cette appréciation.

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