Lovett, op. cil
2. Lovett, p. 216; Sorthern Slar du 25 mai, (li;s 1", 15, 18 et 22 >uiii.
conseille la « descente sur les Banques » et Brenterre O'Brlen, la politique des candidatures chartistes aux prochaines élections : « La Chambre actuelle des Communes, dit Bronlerre au meeting de Glascow, ne représente pas le peuple; elle représente les gaillards qui vivent de profits et dusure; elle représente aussi une bande de canailles, hommes de lois, évèques, prêtres, agioteurs et prêteurs sur gage; elle représente des hommes qui n'ont aucun intérêt à la prospérité du pays : Tagioteur a le même intérêt à la calamité publique que le prêteur sur gage à la détresse privée. Elle représente aussi les officiers, les militaires, et c'est un fait qu'à Londres, près de deux mille tenanciers de maisons publiques ont des votes. » Pour le D'' Taylor. le boycottage est le meilleur moyen de forcer leurs ennemis à résipiscence : « Marquez à la craie, de chaque côté de la rue, les portes des boutiquiers qui ne vous aideront pas à conquérir la liberté, et vous les amènerez ainsi à penser que la classe laborieuse a toutes les qualités retiuises poiu' lexercice du droit de vote. Que la musique des pennies, la seule qui charme ses oreilles, cesse, que les cofi"res-forts l'estent vides, et le boutiquier reconnaîtra vite le droit du peuple à être représenté. Si vous adoptez cette tactique et si vous la mettez immédiatement en pratique, par ce seul procédé vous obtiendrez la Charte : votre Comité n'a qu'à ouvrir boutique et vous trouverez bientôt de chaque côté de la rue bon nombre de concurrents qui rivaliseront avec vous pour la défense des principes chartistes. » Et au même meeting de Glascow, Peter Bussey renchérit sur ces paroles : «Il n'existe aucune sympathie entre les classes, il n'existe qu'une question de livres, de shillings et de pennies. L'OR est le Dieu des Boutiquiers et, si le chemin pour arriver à la tète d'un anglais est à travers son ventre, je crois que le chemin ponr atteindre ia tête d'un bourgeois est à travers ses poches ' . » De son côté Robert Lowrey, qui, toujours guidé par son intransigeante sensibilité, préconise la violence, en recommandant le droit de s'armer, demande à ses auditeurs écossais s'ils sont prêts à tenir leurs engagements : « Aucun homme ne doit affirmer avec sa langue ce qu'il n'est pas prêt à exécuter avec son bras. Vous ne permettrez pas que la Convention poi'te le bonnet d'un fou sur la tête, mais vous prouverez que vous êtes fils de ceux qui abandon-