Xorùhern Slar ilu 6 juillet
un vote contraire à son amendement, il ajoute que, quant à lui, « il ira partout où la majorité de la Convention désirera aller». Le démagogue ii-landais s'assure ainsi contre les risques d'un échec. Dans la même séance, il parle du procès auquel il a assisté la semaine précédente à Mansdeld : « puisque les riches s'arment et s'exercent même au maniement des armes sous la direction de la police métropolitaine, les Conventionnels ont le devoir d'avertir le peuple qu'il a le droit de posséder des armes. Quoi, les riches auraient le droit de s'armer pour 0])primer le peu[)le et on refuserait à celui-ci les moyens de se défendre, quelle violation (lagrante de toute justice ! » Puis, pour tenir la l)alance égale entre la force morale et la force physique, il raconte aussi que « les femmes de Mansfield, par protestation, ont adopté le système du hoycollage et ne veulent plus dépenser un shilling dans les boutiques des commerçants qui s'arment contre le peiq)le, si bien que tel individu qui recevait £ io par jour verra bientôt le gazon pousser dans sa boutique. Ce qui prouve que le peuple a assez de force morale pour repousser les actes d'oppi'cssion ». Et. après avoir recommandé tout d'abord un nu)yen de force ])hysi(iue, il conseille ensuite le moyen légal de la pétition au Parlement '.
Dans le discours d'CConnor. lui seul fait aui'ait dû attii'er l'attention de la Convention ; c'est que le jour même, à Birmingham, trois cents constables avaient prêté serment; et ce fait à lui seul aiu'ait pu être un argimient assez fort pour justifier la proposition de retour à Londres (jue Moir reprend le lendemain ^juillet. >Iais les raisons que le delt'gui' écossais fait valoir en favetii' de sa motion sont tout (litrérentes : « 11 faut l'etoiirnei' à Londres sans (b'iai, car le GouveiMienienl est aux prises avec les j)liis grandes difticultt's, il n'a qu'une majoi'ité très faible qui vai'ie de deux a dix voix et il a beaucoup de peine à se maintenir : sa situation linancière est critique et la Convention doit être à Londres pour en jjrofiter. » Deegan seconde la motion et Feargus O'Connor s'y oppose naturellement : '< Nous ne sommes pas encore restés à Londres assez longtem[)S |»our être autorisés à adopter une telle ri'solution . . . Il s'est passé celte nuit à Birmingham d(îs événements (pii n'clament imtre présence ici. Nulle i)ai-t la Convention ne poui'ra être plus en sûreté ni mieux pr-otégi'e contre le danger que là où elle se trouve. C'est poin(pu)i je demande que la Convention se transporte a