Surt/ieni Slar du 0 juillet
Londres lundi pmdiain '. » Contradiction nonv(dlc de la part d'O'Connor, mais ([ui s'expliqne, soit par le désir de gat,Mier du temps, soit encore par celui de concilier les deux opinions entre lesquelles étaient partagés les Conventionnels et de se faire un mérite de son intervention anpi'ès de chacun d'enx.
A l'appui de sa proposition. Moir apporte des chiiïres; il les emprunte au Sim du l^"" juillet: du 20 au 2G juin 49,090 onces d'argent en lingots, 247,344 onces de monnaie d'argent, 11,750 onces de monnaie d'or et(),o70 onces d'or en lingots ont été exportés : n Je pense, ajoute-t-il, qu'on peut douter que la Banque d'Angleterre puisse payer plus de 18 d. par livre, et, si telle est la siluation, je souhaite que la Convention se rende à Londres le plus tôt possible. » Le D"" Fletcher et Craigh appuient cette motion ; Pitkeithly déclare que la Convention sera mieux à même de délibérer et de donner des ordres à Londres qu'à Birmingham ou dans toute autre ville de province. Au contraire, le D' Taylor et Cardo se prononcent en faveur de l'amendement d'O'Connor, qui semble, d'après les débats, réunir treize Constitutionnels contre dix.
Peter Bussey propose alors que la Convention reste à Birmingham jusqu'à ce qu'elle ait reçu les réponses aux questions du manifeste. Le D' Fletcher et Bicliards s'opposent à celle motion. Richards observe que le peuple se demande quand la Convention publiera ses instructions et quand commencera la mise à exécution des mesures ultérieures ? Le peuple attend avec anxiété les ordres de l'Assemblée. A Londres, étant donné la situation dans laquelle se trouve le Gouvernement, la Convention serait près de la Chambre des Communes, prête à toute éventualité. Feargus prend la parole : « Le devoir de la Convention est maintenant non de recevoir, mais de donner des ordres. La question qui se pose est de savoii" si nos instructions auront [)lus d'elTicacité parties de Londres ou de Birmingham ; en restant à Birmingham jusqu'à lundi prochain, beaucoup de bonne besogne peut être faite. »
Au milieu de cette discussion, semblable à tant de débats parlementaires, Lovett seul apporte un peu de clarté et pjvsente le seul argument qui vaille en faveur du séjour à Biimingham; le