LE DIABÈTE N’EST PAS OU EST MAL TRAITÉ
Le diabète du sujet obèse et floride est fréquemment négligé par l'individu lui-même ou mal traité par le praticien qui se borne trop souvent à dresser des prescriptions alimentaires qualitatives, ne permettant ni d'apprécier la tolérance hydrocarbonée et le degré de la maladie, ni de modifier sérieusement la glycosurie et l’hyperglycémie.
Or, c’est l’excès de sucre dans l’organisme qui crée le danger et amène les complications.
« Un diabétique bien traité ne doit avoir ni glycosurte, ri acidose, ni hyperglycémie. »
Il faut donc s’adresser à un régime quantitatif pesé.
Si un tel traitement n’est pas institué, le malade, après une amélioration passagère des symptômes fonctionnels, une diminution du taux du glycose urinaire, est vite sollicité par l’accentuation nouvelle de sa polyphagie, et retombe dans ses mauvaises habitudes de suralimentation : son hyperglycémie et sa glycosurie redeviennent importantes.
Après quelques mois, parfois quelques années, un incident surgit ; une névralgie tenace, un panaris qui guérit mal, une poussée de furonculose. Devant la menace, le malade peut se décider à un traitement sérieux.
Bien souvent, le danger passé, il persiste dans son hygiène défectueuse, et pour un temps le voilà encore sans inquiétude.
Ce n’est que partie remise.
La vie du diabétique non ou mal traité est courte, quel que soit le degré du diabète.
Deux ordres d’accidents guettent l’hyperglycémie persistante :