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La découverte de BANTING et BEST avait fait naître l'espoir de la guérison du diabète.
Certains auteurs croyaient l’insuline curatrice. D’autres avaient pensé qu’elle arrêterait au moins l’évolution du diabète.
Il y a quelques années encore, BANTING, ayant suivi plusieurs diabétiques rigoureusement traitées par l’in-
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suline et le régime, observait chez la plupart une augmentation de la tolérance hydrocarbonée et espérait voir l’insulinothérapie prolongée réaliser progressivement la restitution de la sécrétion interne du pancréas et aboutir ainsi à la guérison du diabète.
M. Marcel LABBé a lui-même suivi pendant plusieurs années chez 24 sujets atteints de diabète grave l’évolution de la capacité d'utilisation hydrocarbonée °t observé dans 5 cas une amélioration notable et persistante. Mais cette amélioration ne s’est pas accentuée par la suite. Elle s’est maintenue seulement. L’un des malades présentait 3 ans plus tard la même tolérance aux hydrates de carbone qu’en 1926.
L’insuline, semble-t-il bien, peut ralentir notablement l’évolution du diabète, dans certains cas même l'améliorer en relevant le taux de la tolérance, mais elle ne le guérit pas.
M. le Professeur LABBÉ n’a vu publier aucun cas de guérison certaine du diabète.
Les améliorations réelles du diabète grave par l’insuline restent, dans l’ensemble, des faits assez rares que nous envisagerons plus loin.
Nous chercherons d’abord à schématiser dans une description clinique l’évolution du diabète grave telle qu’elle se présente le plus souvent à un examen attentif chez les malades traités par l’insuline et suivis régulièrement pendant un certain nombre d’années.
Nous allons voir que l’insulinothérapie, malgré la compensation phvysiopathologique de la sécrétion interne du pancréas, n'empêche pas l’évolution progressive fondamentale du diabète avec dénutrition.