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et un pneumothorax régulièrement entretenu.
Puis en novembre 1932, nouvelle poussée de tuberculose pu'monaire avec hyperthermie à 38°, réapparition de la toux et de l’expectoration, amaigrissement de 4 kilogs. Retour de la glycosurie mais sans acidose.
Troisième hospitalisation dans le service à la Salle Corvisart. Le pneumothorax est poursuivi et étroitement surveillé: le décoilement apparaît excellent à la radio, sauf adhérence au sommet, la compression est bonne. L’insuline doit être portée et maintenue à 90 U. pour faire cesser la glycosurie. En quelques semaines la fièvre cesse, le poids se relève à 65 kilos. Le régime apportant 175 H. C. totaux, la tolérance hyoc Done est de::
ConcLusIoNs : La tolérance aux H. C. totaux est ici de 104 avec 40 U. d’insuline. L'apparition de la tuberculose l’abaisse à 77 avec 70 U.
L'institution d’un pneumothorax artificiel, associé au traitement du diabète, contribue à enrayer le processus bacillaire.
Dix-huit mois plus tard, nouvelle poussée évolutive de la tuberculose, nouvelle aggravation du diabète. La tolérance tombe à 62, et 90 U. d'insuline deviennent nécessaires.
Diabète grave avec dénutrition. Tuberculose pulmonaire.
M. Dog... Roger, 28 ans.
Diabète avec dénutrition découvert en février 1927, du fait de l’apparition des troubles suivants :
polydipsie,
polyphagie,
polyurie,
glycosurie de 80 gr. par 24 b.
(acétonurie non recherchée),
urine tachant le linge,
prurit préputial.
état général très affaibli avec amaigrissement de 10 kg. en quelques mois.
Un médecin consulté prescrit un régime alimentaire non pesé : l’amaigrissement continue; ia glycosurie oscille entre 40 et 80 gr. par 24 h.
En décembre 1928, il est admis à l’hôpital Ambroise Paré : Pétat général est très touché, l’asthénie marquée, le poids est de 43 kg. 700, pour une taille de 1 m. 67; la glycosurie atteint 169 gr. par 24 h., s’accompagnant d’acétonurie. La mesure de la glycénie à jeun aurait alors donné le chiffre de 2 gr. On institue un régime mixte réduit, associé à une dose d’insuline de 40 U. par 24 h. qui fait tomber sa glycosurie à quelques grammes et fait disparaître l’acidose.
L’insuline est ensuite ramenée à 20 U.
Le malade quitte l’hôpital Ambroise Paré au bout de 10 mois, avec un bon état général ayant engraissé de 11 kilos.
Le 25 octobre 1929 il est hospitalisé pour la première fois dans le service, à la Salle Rabelais, en pleine poussée scidosique, pesant 49 kg. 600.
L'examen général ne révèle rien de spécial : les poumons et le cœur sont normaux, la T. A. de 13 1/2-8 1/2, l'appareil digestif et les réflexes normaux également.
Dans les antécédents, on ne note qu’un seul fait à retenir : sa réforme, au régiment, pour faiblesse de constitution,
Le malade est marié, père de deux enfants bien portants.
Dès son entrée, on le soumet à un régime lacto-céréalien (farine d’avoine), puis lacto-végétarien, enfin mixte et l’on pratique le premier jour 140 U. d'Endopancrine, puis 80 et 60 : l’acétonurie et la glycosurie sont réduites à 0 en 48 h.
Il quitte le service au bout de trois semaines équilibré avec 60 U. d'Endopancrine, un poids de 51 kilos, en augmentation.
Son régime lui apporte 150 H. C. totaux. On a constaté qu'avec 40 U. d'insuline, la glycosurie reparaît, pour disparaître avec une dose de 60 U.
Sa tolérance hydrocarbonée est donc supérieure à 75, inférieure à 100, d'environ 90 en moyenne.
Dans la suite, l’état du malade est satisfaisant; son poids augmente jusqu’à 57 et 58 kilos; il suit bien son régime; la glycosurie et l’acétonurie sont en général absentes; sa dose d'insuline reste stabilisée à 60 U. par 24 heures.
En septembre 1930, il est hospitalisé de nouveau à ia Salle Rabelais pour des accidents hypoglycémiques (titubation, sueurs abondantes) survenus à la suite d’une injection d’Endopancrine de 30 U. à la fois, le matin même, sans aucune alimentation consécutive, la réserve alcaline est, en effet, de 56 v., la glycémie de 0,47. Un coma véritable se réalise bientôt, mais les injections de sérum glucosé rétablissent la situation.
Jusqu'au mois d’août 1932, le bon équilibre persiste; le poids reste aux environs de 58 kilos; le régime apportant 150 H. C. totaux ne provoque ni glycosurie ni acidose; l’endopancrine est toujours de 60 U.
En août 1932, se déclenche brutalement un épisode de bacillose pulmonaire, avec fièvre à 39° mais passagère, apparition de toux et d’expectoration où l’examen bactériologique dénote la présence de B. K.
A l’examen radiologique, on note une géode sous-clavière à droite; à gauche le parenchyine est normal, à part quelques taches autour du hile.
Le 17 septembre 1932, le malade est admis de nouveau dans le service à la Salle Corvisart : on compte lui pratiquer un pneumothorax artificiel : plusierus tentatives sont faites, mais on ne peut obtenir le décollement pleural et on doit l’abandonner. D’ailleurs, la température ne va plus présenter maintenant que quelques rares clochers thermiques à 385, puis elle va redevenir absolument normale. La toux et l’expectoration s’atténuent peu à peu. L’épisode tuberculeux tourne court, mais c’est l’évolution grave du diabète qui va dominer le ta-
bleau clinique.
C’est d’abord l’apparition d’un coma diabétique, avec acé-
tonurie très forte et gros abaissement de la réserve alcaline, dont on tire le malade par une insulinothérapie très poussée (240 U. le premier jour, puis 60 ei 80).
Jusqu'au 5 novembre environ, c’est une poussée d’acidose sans rémission : le poids est le même (50 kilos) le 5 novembre que le 17 septembre, à l’entrée, mais il a fléchi à 46 kilos dans l’intervalie.
Dans cette première période du 17 septembre au 5 novembre, les différentes moyennes sont les suivantes : Moyenne hydrocarbonée du régime : 140 H. C. totaux. Moyenne de glycosurie : 102 gr. pr. 24 heures. Moyenne d’Endopancrine : 87 U. pr. 24 heures. Moyenne de tolérance hydrocarbonée :